Ma première gravure en bois perdu

La semaine dernière, je vous ai fait découvrir un artiste et une technique qui m’ont particulièrement marqué. J’aime les gravure sur bois depuis longtemps, c’est ce qui m’a fait aller vers les tampons. Pourtant cette technique me paraissait difficile, le bois, un matériau rude, compliqué. Je regardais en attendant les gravures en rêvant. Et puis la rencontre de Claude Huart a débloqué quelque chose en moi. L’envie est revenue intensément, la force de cette technique a été plus présente et depuis je n’ai envie que de planter mes gouges dans le bois pour révéler des formes, travailler les couleurs en couches successives. Je n’ai pas eu envie de trop réfléchir au motif, j’ai dessiné une fleur sur un petit format de papier, j’ai posé des couleurs et la rose était là prête à passer sur le bois. Pour me souvenir des couleurs, j’ai reproduit au calque le dessin sur le bois, à l’envers puis peint avec des couleurs acryliques les différentes parties et j’ai commencé à enlever les éclats de bois d’une planche. Je me suis ré-équipée en gouges, celles que j’avais pour la gomme ne conviennent pas, et je n’avais pas assez de gouges de bonne qualité.

Voilà mon premier résultat. Il y a des erreurs, le résultat est une surprise, qui me plait telle qu’elle est. Sur la 20aine de premier passage, au bout du 4ème passage je n’en ai que 6 de très corrects, et 6 moyennement corrects. Cela prend du temps, demande de la patience et de la méticulosité.

J’apprends en faisant. J’aime profondément regarder la feuille que je soulève après avoir passé la cuillère sur le papier. J’ai testé avec ma presse, le résultat n’est pas satisfaisant. Je fais donc à la cuillère et ça fonctionne. Après le ré-investissement en gouges, je vais attendre mais je crois que le résultat sera plus profond en couleurs avec des couleurs d’imprimerie, telles que les utilise Claude Huart. Ce sera mon prochain cadeau.

Il y a quelque chose d’heureux qui est présent quand je travaille cette technique. Je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé d’avoir l’impression d’être transporté de joie. De profonde joie en réalisant quelque chose. C’est ce que je vis en ce moment, alors je suis moins présente sur le blog parfois, mais je me nourris intensément et promis je vous montre très vite le résultat, même si je tâtonne, j’expérimente, j’ose, c’est une joie et un bonheur intense ! Je montre plus de choses de façon spontanée sur mon instagram, n’hésitez pas à me suivre si vous voulez être curieux…

mon premier bois perdu la fabutineuse

 

Bois grave la fabutineuse 1

 

Bois grave la fabutineuse 2
Bois grave la fabutineuse 6 Bois grave la fabutineuse 5

 

Bois grave la fabutineuse 7

 

Une rose la fabutineuse

Une belle rencontre : l’artiste Claude Huart

Il y a parfois, des moments incroyable où le hasard fait faire des rencontres improbables. C’est ce qui s’est passé durant nos vacances. Après les deux semaines avec les enfants, Fred et moi sommes partis quelques jours seuls, en chambres d’hôtes afin de poursuivre les vacances et trouver du vrai repos (parce 15 jours avec 4 enfants… comment dire…). Notre premier lieu de repos était le joli port de Doëlan que nous avions déjà visité de passage quelques années auparavant. Cette fois ci nous y avons logé, dans une maison dont notre chambre donnait vue sur le port. Première surprise, notre hôte était le président de l’association qui organisait le festival du livre jeunesse de Doëlan ! Dans la maison mon œil a repéré des superbes gravures sur bois. En demandant à nos hôtes qui était l’artiste, deuxième surprise, nous nous sommes vus proposer une rencontre avec l’artiste le lendemain !

Nous avons donc rencontré Claude Huart, ancien directeur de l’école des beaux arts de Lorient. Artiste peintre et graveur sur bois. Je suis restée muette devant la beauté de ses gravures. Il y a parfois comme cela, des œuvres qui me transportent, devant les quelles je reste figée le cœur suspendu, chaque trait chaque élément de couleur me parle intensément. Son trait de gravure, la façon dont il utilise les couleurs, le mouvement dans le bois. Je suis tombée en amour du travail de ce monsieur. En plus nous avons rencontré une personne adorable, avec qui nous avons passé plusieurs heures. Il parle de sa vie, de son travail, de ses rencontres avec simplicité. Il nous a expliqué comment il faisait, quel bois, comment traiter les couches pour réaliser les gravures de bois perdu. Comment une gravure un dessin venait à être réalisé. Une rencontre, l’œil qui se fixe sur quelque chose. Rien d’ostentatoire, des scènes et personnes du quotidien, des paysages familiers, des choses simples gravées avec poésie dans le bois ou peintes à l’huile. Une belle rencontre avec un artiste, qui restera forte dans ma mémoire. Nous nous sommes offerts plusieurs gravures, dès qu’elles seront encadrées je vous les ferai découvrir. En attendant quelques photos de cette journée et la découverte de ce Monsieur.

Le bel atelier peinture sous une verrière. Un grand tableau en cours trône sur le chevalet. La maison en bois au fond du jardin est l’atelier de gravure.

atelier de claude huart 2

Comment fonctionne la presse à épreuveclaude huart dans son atelier

Les bois gravés sont eux-même des oeuvres d’art, certaines personnes lui demandent de garder les bois, quand on les voit on comprend pourquoi.

bois grave cuoleur claude huartLe bois gravé et l’impression côte à côte

 

doelan sourire claude huart bois et impression

Le coin gravure, quelques gouges, des rouleaux, une zone de travail sobre sans ostentation,simplement ce qu’il faut.

atelier de claude huart 1

Une peinture de « la roche percée », la photo a été prise lors d’une promenade faite sur les sentiers côtiers.la roche percée tableau claude huart

Petits détails colorés de l’atelieratelier de claude huart 4

atelier de claude huart 3

Même la faïence de la cuisine a été dessinée à la main, avec des pastels d’émail. le dessin a été réalisé sur les petits carreaux non posés qui ont été cuits à haute température. Ils ont été posés après cuisson, le dessin est ainsi résistant pour une cuisine.

faience cuisine claude huart

Quelques gravures…

printemps_laita claude huart

gravures claude huart neige a moulin rostic gravure claude huart la madonne de perrota claude huart gravure la maison du douanier claude huart

  Petit souvenir de cette rencontre devant la petite maison du chemin de Kerguélenavec claude huart

Des jupes en veux-tu en voilà !

Dans ma lancée, et dans l’optique de m’améliorer sur le temps de couture de ma « jupe F » issue du livre de patrons japonais « vêtements de tous les jours », j’ai cousu 2 nouvelles jupes.

Ces jupes rentrent tout à fait dans la catégorie de ce que j’ai beaucoup vu sur les blogs : Le wearability project.Il s’agit d’analyser notre garde robe, de regarder ce qui nous plaît, ce qui nous va, et de coudre en fonction de ces critères. Personnellement, comme je vous le disais, si je me suis mise à coudre ces jupes, c’est que je ne trouvais pas dans le commerce des jupes adaptées à ma morphologie (1m72, haut taille 38-40, taille assez fine, fesses rebondies (42 en bas), mollets musclés et chevilles fines). Les jupes trapèze années 50′, trop courtes, me cisaillaient les mollets, les jupes au genoux c’est no-way. Et les jupes longues que je pouvais trouver étaient de type bohème, avec des élastiques à la taille qui ne mettent pas du tout, mais pas du tout les hanches en valeur : montgolfière me voilà. J’ai porté mes jupes et je n’ai que des compliments ! C’est donc une réussite pour moi parce que j’adore porter des jupes par toutes saisons.

Si je devais donner une note à ce patron, ce serait un 5/5. Et comme je m’en suis cousue de différentes couleurs, la polyvalence est faite sur plusieurs modèles :)

La première réalisation, je voulais mélanger les tissus. J’avais un tissu wax africain, qui me plaisait beaucoup. Acheté chez Myrtille (à Angers) il y a quelques mois. J’ai fixé les couleurs en le laissant tremper une nuit dans de l’eau avec du sel et du vinaigre, puis j’ai lavé le tissu. Les couleurs ne devraient plus trop bouger. J’ai mixé cet imprimé avec un drap de coton marine assorti. Passepoil addict, pour cette jupe j’ai carrément pris des grandes initiatives. La première fut de réaliser moi-même le passepoil avec un biais. Il n’y avait pas de passepoil dans le jaune que je souhaitais et je voulais coudre tout de suite, je n’avais pas envie d’attendre une commande internet. J’ai donc pris de la cordelette, remonté mes manches et surprise de nouveau en prenant mon temps ce fut assez facile de réaliser le passepoil. Quand je vous disais qu’un nouveau monde s’ouvrait à moi c’est une réalité ! J’envisage même de faire mon biais moi-même dans des tissus imprimés pour réaliser des passepoils originaux.

La 2ème modification : J’ai ajouté des poches italiennes en regardant sur internet des indications et testant une forme adaptée à ma jupe. J’ai mixé le fond des poches en imprimé, avec le biais jaune sur le rebord !

J’ai essayé d’avoir les imprimés symétriques dans les poches, et sur l’empiècement devant. Pour la longueur et la forme c’est la même que ma jupe verte.

jupe f wax poches la fabutineuse  jupe f poches italiennes la fabutineuse

Pour cette deuxième réalisation, j’ai eu beaucoup de difficultés avec la fermeture, cela se voit, j’ai du piquer sur les côtés de la fermeture qui est censée être invisible, mais à cause du passepoil et du biais, je n’ai pas réussi à faire mieux. Il y a également un léger pli sur le tissu marine devant. J’ai du tirer un peu trop en cousant l’empiècement, mais c’est léger, quand je la porte et marche cela ne se voit plus.

jupe wax la fabutineuseLa jupe portée : Je n’ai pas d’autres photos que celle faite sur IG, mais cela donne un aperçu.

Autre jupe cousue en un temps record, car je n’ai pas mis de passepoil, ni de poches. Je n’ai pas non plus mis de triplure dans les parmentures. J’avais chiné un drap ancien en chanvre écru que j’ai teint en noir. Le tissu est assez lourd et se tient seul. Ayant peur que le bas de la jupe ne soit trop lourd, j’ai encore diminué l’aisance du bas de la jupe en diminuant l’angle du trapèze. Je peux quand même marcher mais quand je fais de très grand pas, ça bloque. Ce n’est pas gênant et ça allège la jupe. De l’extérieur, c’est une jupe noire toute simple assez rustique, que je porte au quotidien. Le tissu qui est assez lourd froisse peu. La petite touche originale (qui ne se voit pas) c’est la parmenture en coton imprimé petit pan.  La fermeture n’est pas top, le chanvre étant très épais, j’ai eu du mal à avoir des bords nets, mais portée ça ne se voit pas. Cette fois ci je me suis améliorée quand même je n’ai pas eu à piquer, ça commence à ressembler à une fermeture invisible. La prochaine fois sera la bonne. J’envisage de faire des jupes pour l’automne éventuellement doublées. Un peu de folie ne nuit pas, j’aime prendre des risques et j’ai surtout envie de m’améliorer.

jupe f chanvre noir tissu petit pan la fabutineuse jupe f chanvre noir la fabutineuse

Voilà, c’en est presque fini pour les cousette pré-vacances encore une petite et le blog sera plus calme !Je continuerai comme d’habitude à être présente sur Instagram. N’hésitez pas à me suivre,les clichés sont plus dans l’instant et le quotidien.

Demain c’est le départ. A bientôt

 

 

La fille qui mettait du passepoil partout

Depuis que j’ai testé la pose du passepoil sur ma jupe verte issue du patron japonais « vêtements de tous les jours », je n’ai plus qu’une envie, c’est malin, c’est de mettre du passepoil partout. Avant (et oui, maintenant une nouvelle vie m’attend), je pensais que jamais je ne maîtriserais cette technique, j’enviais les cousettes des copines avec des jolis passepoils. Désormais, un infini des possibles s’ouvre à moi. Je suis une nouvelle femme ha ha !

Sérieusement, je pense que ma machine à coudre y est aussi pour beaucoup, j’avais testé avec ma vieille machine, mais la « nouvelle » qui a plus d’un an quand même, est vraiment aidante aussi pour cela. Le pied spécial, la couture plus fluide. Cela semble plus simple pour tout.

Cette semaine je n’ai pas été très présente sur le blog, j’ai beaucoup rangé la maison, en l’absence des enfants, pas mal cousu, et préparé les vacances qui sont dans 2 petits jours. Je travaille encore en journée donc pas beaucoup de temps pour bloguer et avec les chaleurs, j’avoue avoir un petit coup de barre en fin de journée.

En général quand je prépare les affaires des vacances et range la maison, j’ai souvent des envies de coudre des accessoires de rangement. Avec cette nouvelle ère du passepoil, j’ai eu envie de me coudre une jolie trousse avec du coton enduit et du passepoil ! Comment !! Oui oui, j’avais abandonné l’idée de coudre du coton enduit, ayant aussi essayé avec ma vieille MAC avec laquelle ce n’était pas agréable du tout. Il me restait des chutes de coton enduit à pois Linna morata (que j’ai en nappe de la table du séjour) et j’ai beaucoup de jolis tissus chinés. J’ai réalisé assez facilement 2 jolies trousses, une trousse à maquillage sur laquelle j’ai cousu un bouton vintage et une trousse de toilette. Je dis assez facilement parce que le coton enduit parfois colle et c’est difficile de coudre, j’ai du ruser chaque fois pour coudre s’il a un truc pour que l’enduit n’adhère pas au pied en métal ? Je suis preneuse de vos astuces.

accessoires trousses la fabutineuse2

 

La trousse de toilette a une assez grande capacité et elle est très haute, pour y mettre mes grands flacons.

 

 

trousse maquillage 2 la fabutineuse

Petites découpes, pour jouer avec les tissus, le rabat a du coton enduit dessus et du coton dedans, l’intérieur est en enduit dedans, et en tissu dessus. Une taille idéale pour prendre mon nécessaire en vacances !

trousse maquillage la fabutineuse DSC_0451 trousse toilette la fabutineuseJ’ai fini mon zip avec du tissu, je trouve que ça permet d’avoir de plus jolies finitions quand la trousse est retournée.

J’ai vu chez abracadacraft, un livre sur des cousettes pour du rangement en tissu, les grandes housses carrées me font de l’oeil, je crois que pour la rentrée je vais coudre un peu plus le virus m’a repiqué !

Je n’ai quand même pas abandonné les gouges, j’ai cousu une petite trousse avec des imprimés à la main, je vous montrerai cela très vite, il faut juste que je fasse les photos :)

A très vite

 

Mon premier patron japonais

Aujourd’hui, pas de gravure, je vous parle couture !! Ça fait au moins 1 an que j’ai acheté le livre de patrons japonais « vêtements de tous les jours » en vue de faire la jupe f qui est juste la coupe de jupe que je pensais parfaite pour moi. Cette semaine la maison est calme, les enfants sont en vacances et ne reviennent qu’en fin de semaine prochaine. Du calme parfait pour me mettre à la couture, j’ai ressorti mes tissus en stock, et le plus difficile fut de choisir.

J’avais acheté en brocante il y a longtemps, 2 grands rideaux en tissu vintage vert qui a un petit air provençal. Je me suis dit que si je me ratais dans le 1er, j’avais toujours le 2ème pour refaire.



jupe f patron japonais la fabutineuseJe n’ai pas cousu de vêtements depuis plusieurs années, après avoir cousu une montgolfière tunique à fronces qui me donnait 15 kg de plus ! Je n’avais pas réitéré. Pourtant il y a 25 ans, dans une autre vie, j’avais cousu quelques vêtements. La couture c’est comme le vélo, ça ne se perd pas.

J’avais lu que les patrons japonais taillent très petits ! Je fais un 42, j’ai donc rajouté 1 cm au XL qui correspond à un 40 (oui les japonaises doivent être très fines !). J’y suis allée un peu à l’aveugle. La jupe f est une jupe en dessous du genoux. Or je n’aime pas montrer mes gambettes, pour cause de mollets musclés, j’ai allongé de 30 cm, sauf qu’en suivant la droite du patron, la longueur totale était trop large pour mon tissu. J’ai pris une grande règle de 1 m, et j’ai réduit la largeur de la jupe en bas à partir de la couture de l’empiècement taille. J’ai enlevé au moins 15 cm de largeur de chaque côté en bas.  J’avais peur de ne pas pouvoir faire de grands pas.

Mais non !! Même pas !  je suis super contente du résultat ! Il y a pleins de petites imperfections pour une première, mais la jupe est très portable. La largeur de la jupe est parfaite en bas, je peux faire de très grands pas, elle ne gondole pas trop, c’est juste la forme un peu trapèze que j’aime. J’ai rajouté un petit passepoil rouge pour réveiller le vert et rappeler les motifs. Je n’ai même pas galéré pour la fermeture invisible. Que du bonheur. Cette jupe est coupée pour moi, elle met en valeur ma taille et cache mon popotin et mes gambettes :)

vetements de tous les jours jupe f la fabutineuse jupe f vetements de tous les jours la fabutineuse jupe f la fabutineuse

Je ne tiens pas un blog mode, ça se voit !! Hum merci à mon homme qui a mitraillé pour me montrer en entier.

biais jupe f la fabutineuse

On voit les jolis motifs, il y a du rouge et du rose dans les petites fleurs.

Je sens que je vais réitérer dans d’autres tissus d’été et même d’automne ! Je suis conquise.

Dernière réalisation d’un modèle de mon livre par Mélanie de Chez Melba

Et voilà, le petit tour des réalisations des modèles de mon livre se termine aujourd’hui ! Juste avant les vacances … C’est Mélanie du joli blog « Chez Melba » qui a accepté de réaliser quelque chose. Mélanie chine, bricole et fait beaucoup de choses. Elle fait aussi de très belles photos, il faut dire qu’elle a un bon professeur, son conjoint est photographe. J’ai aussi la chance de connaître un peu Mélanie, on s’est rencontrées et ça a accroché plutôt bien, d’ailleurs on remet ça très bientôt. C’est la magie d’Internet, faire des rencontres improbables et en trouver de la joie et de l’amitié.

Je doit vous avouer que je suis ravie, car de toutes les filles, aucune n’a fait la même chose !! C’est quand même extra 6 des 12 modèles du livre ont été testés. Bon je vous laisse découvrir les réponses habituelles de Mélanie aux questions que j’ai posé.

1/ Qui est derrière « Chez Mélba » ?
Je m’appelle Mélanie. Il fut un temps où je partageais beaucoup de choses faites, découvertes, photographiées, rêvées, chinées… dans le blog, mais depuis que je suis de nouveau prof (d’allemand), c’est moins évident. (Ouf, les vacances d’été arrivent… !) Je bosse dans un lycée de Saint-Nazaire.

2/ Depuis quand graves-tu les gommes, qu’est-ce que tu aimes dans cette technique ?
J’ai commencé à graver il y a deux ans et demi, en janvier 2013… Et c’est toi, Fabienne, qui m’as donné envie – grâce à mon amie Elodie qui m’a fait découvrir ton blog. J’aime l’idée que l’on puisse faire 1001 réalisations avec les tampons, mais aussi les effets produits par la répétition de motifs. Enfin, graver demande de la concentration, du calme, de la précision… ça me fait beaucoup de bien !

3/ Pourquoi avoir choisi cette création, et as-tu trouvé facile de la réaliser ? Les explications techniques te paraissent-elles compréhensibles ?
Je raconte tout ça dans le détail dans l’article, mais en plein déménagement, j’ai dû choisir un projet utile, qui me motivait et que je pouvais réaliser avec peu de matériel. Les étiquettes pour pots de confiture étaient idéales ! Je n’ai pas rencontré de difficultés particulières, parce que le pas-à-pas est très clair. Après avoir compris comment on pouvait évider les carrés/rectangles/petites formes géométriques, j’ai eu envie d’en faire plein !!

4/ Que fais-tu avec les tampons que tu graves ?
Avec les tampons, j’ai déjà fait des cartes, des carnets, des bijoux (impression sur cuir), des impressions sur tissus, du papier cadeau… Grâce à ton livre, j’ai découvert d’autres possibles à explorer, notamment la porcelaine froide. A suivre…

5/ Quels sont tes projets futurs ?

Plein ! Dessiner et enfin oser utiliser ma jolie boîte d’aquarelle ! Mais dans l’immédiat, j’ai une maison à aménager/décorer… :-)

Voici les étiquettes de Mélanie, et sur son blog aujourd’hui elle nous en dit un peu plus sur leur réalisation. n’hésitez pas à y aller…

etiquettes confiture tampon livre la fabutineuse

 

tampon confiture du livre la fabutineuse

 

Et pour rappel celles que j’ai proposé

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crédit photo Cinqmai

Et voilà; c’est fini pour les réalisations par d’autres. je remercie chaleureusement, Céline, Aurélie, Sarah, Marie, Claudie, et Mélanie pour avoir bien voulu se prêter à ces réalisations. Ce n’est que du bonheur pour moi. Si vous aussi vous avez le livre en main et si vous réalisez quelque chose, n’oubliez pas que vous pouvez partager votre réalisation sur le blog collectif « Qu’est-ce que tu fais de beau ». Je serais ravie de voir vos réalisations.

Quant à moi, j’ai quelques projets à vous montrer, toujours à partir du livre, car on peut mixer les modèles et les supports, et je vous montrerai cela bientôt. A très vite, je vous souhaite une très belle journée.

#5 étape La petite verrière et les tipis futés

Aujourd’hui avant dernière étape avec Claudie qui tient le blog « La petite verrière » qui a accepté avec la gentillesse qui la caractérise de tester une création de mon livre « tampons gravés motifs en voyage« . Elle a choisi de tester la gravure des tipis, et les a imprimés sur une patère plus large que celle que je proposais.

Claudie venait commenter depuis le début sur mon blog, toujours un mot gentil une remarque. Depuis quelques temps elle a ouvert un blog pour y montrer ses réalisations personnelles et a commencer à graver depuis peu j’étais ravie qu’elle participe à essayer un de mes 12 modèles. Au travers des quelques questions posées, je vous invite à la découvrir un peu plus et à aller sur son blog pour voir son univers.

1/ Qui est derrière « La petite verrière » ?

Je m’appelle Claudie, je suis mariée et maman de 3 grands oisillons maintenant partis du nid…lady Moutonne est l’aînée de mes grands-petits et je suis Mamili pour ses deux tout petits garçons. C’est sous « la petite verrière » accolée à notre maison que je bricole très souvent (j’ai la chance de travailler mi-temps !). Un toit de verre qui me protège de la pluie et me permet d’être en plein air avec une belle lumière presque en toutes saisons…d’où le nom du blog.

2/ Depuis quand graves-tu les gommes, qu’est-ce que tu aimes dans cette technique ?

J’ai découvert la gravure grâce à ton blog Fabienne ! J’étais assez épatée par tes réalisations et « la liberté » que représentait cette technique. D’abord la recherche du sujet, du motif, puis le travail de gravure plus doux que sur le bois ou la pierre ! Intervient ensuite le choix des couleurs et du support (papier, bois, tissu, liège…et j’en oublie sûrement). Toutes les étapes sont si passionnantes ! Et l’aspect ancestral et artisanal de cette technique me plait (utilisée sur les vases très anciens et la main n’est-elle pas le premier tampon sur la paroi des grottes?).

3/Pourquoi avoir choisi cette création et as-tu trouvé facile de la réaliser ?

Je n’ai pas hésité une seconde, même si plusieurs créations me tentent, en particulier celle présentée en couverture de ton livre. Je la trouve particulièrement raffinée ! J’aime tous les objets indiens et j’ai construit et cousu un tipi pour la chambre des loulous il y a quelques mois. Ce porte-manteau arrivait à point !!! Je redoutais la gravure des cercles mais en suivant ton texte pas à pas, ce n’était pas si difficile.

Tes indications sont extrêmement claires à chaque étape. J’ai vraiment eu l’impression de ne jamais être dans le flou.

Tes séries de petites photos explicatives aident aussi beaucoup à la compréhension : on voit bien comment tenir la gomme d’une main et la position précise du cutter ou de la gouge de l’autre.

4/ Que fais-tu avec les tampons que tu graves ?

J’aime les utiliser dans ma déco, je tamponne de petites cartes, je façonne de petits cadeaux de naissance. Lorsque nous sommes invités, je réalise des corbeilles-gourmandes et je décore les étiquettes avec des tampons.

Il est évident qu’il y aura toujours de bonnes idées à réaliser avec la gomme ! J’ai aussi aimé participer aux  » battle of stamps » (un battle entre graveuses de tampons européennes qui a eu lieu ces dernières années), un thème imposé et beaucoup de plaisir à découvrir les différentes interprétations des blogueuses-tamponneuses.

5/ Quels sont tes projets futurs ?

Une série d’ex-libris, tes tampons des « photophores du monde » je ne sais pas encore sur quel support mais je les trouve magnifiques ! … et de nombreux cadeaux de naissance car il y a tout plein de bébés prévus autour de nous dans les mois qui viennent !

Voici la patère « tipis » réalisée par Claudie, vous remarquerez qu’elle a même réalisé les tipis en plus petit, c’est un plaisir de voir comment les personnes s’approprient les choses et les détournent ! Bravo Claudie c’est superbe :)

 

tipis futes tampons livre la fabutineuse

 

Et voici le modèle que je vous propose dans mon livre

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crédit photo : Cinqmai

Des tampons imprimés en motifs carreaux ciment

Vous le savez peut-être en l’ayant vu sur mon instagram. J’aime beaucoup les impressions géométriques à partir d’un tampon carré. Jouer avec les couleurs, les motifs pour avoir un effet façon carrelage, carreaux ciment, ou azulejos.

cartes tampons carreaux ciment la fabutineuse

J’ai réalisé quelques tampons géométriques pour ce type d’impression, j’ai volontairement simplifié le graphisme, pour avoir des effets de couleur assez forts. Les motifs peuvent s’imprimer seuls, ou en étant mélangés. Les tampons sont en boutique !

carreaux ciment azulejos la fabutineuse

Pour réaliser des cartes, on peut sur une feuille blanche au préalable tracer des lignes d’environ 2,7 d’espacement au crayon fin, sans appuyer. Et imprimer les motifs dans ce quadrillage. Une fois que l’encre a bien séché, on peut gommer sans problèmes les lignes. Ensuite on découpe cette feuille et on la colle sur une carte de carton de couleur assorti.


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Quelques impressions peuvent aussi faire un marque-pages improvisé !

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Très belle semaine à vous !

Les créations du livre vues par d’autres #4 Marie de Belette Print

Aujourd’hui pour continuer les présentation des réalisations des créations de mon livre « Tampons gravés motifs en voyage », je n’accueille pas une inconnue du monde de la gravure. Marie, du blog « Belette Print » grave du lino depuis plusieurs années et a réalisé également un livre dans la même collection Qu’est-ce que tu fais de beau » sur la linogravure. « Linogravure impressions natures », où elle nous dévoile les secrets de la linogravure avec des impressions multiples pour des cartes affichettes et autres créations sur papier.

J’aime beaucoup son travail, dont les motifs ont souvent des inspirations art nouveau.

Marie a choisi d’essayer de réaliser les « photophores tour du monde ». En effet les silhouettes de monuments représentatifs de différents pays font le tour des photophores.

Avant de vous montrer ses photophores, je vous invite à lire quelques questions pour mieux connaître Marie.

1/ Qui est derrière « Belette Print »

Derrière Belette Print, il y a moi, Marie! J’ai 35 ans, 1 chien, 3 oiseaux et 1 petit humain. Dynamique et débordante d’idées, trouver du temps pour tout n’est pas toujours facile. Je suis une passionnée de gravure, d’impression et de couture. Quand je ne suis pas au boulot, je passe beaucoup de temps à explorer ces 3 domaines, j’adore tester de nouvelles choses!

2/ Depuis quand graves-tu les gommes, qu’est-ce que tu aimes dans cette technique ?

Je grave la gomme depuis 2 ou 3 ans. J’imagine que le chemin qui m’a menée à cette technique n’est pas très logique. J’ai toujours aimé le dessin et la peinture. Il y a une dizaine d’année, j’ai eu l’occasion de participer régulièrement à un atelier de taille douce. Je suis tombée amoureuse de cette technique qui a cependant le gros défaut de nécessiter un équipement important.

Il y a environ 5 ans, j’ai découvert par hasard la linogravure et encore une fois, le charme de la gravure a opéré! J’y ai passé de plus en plus de temps et ai eu envie de partager cette passion à travers un blog.

J’ai commencé à graver la gomme sur demande d’une créatrice de sac qui voulait tamponner sur cuir. En ce qui me concerne, j’apprécie surtout la souplesse de la gomme qui facilite sa gravure et l’impression. J’aime moins son côté synthétique, le lino, le bois, le cuivre gardent à mes yeux un charme inégalable! Créer de toutes pièces un tampon ou n’importe quelle autre plaque, l’imprimer sur des supports variés, je ne me lasse pas de jouer avec toutes ces techniques et de découvrir ce que d’autres en font.

3/ pourquoi avoir choisi cette création, et as-tu trouvé facile de la réaliser.

L’envie de créer des luminaires en papier ou en tissu imprimés me titille depuis longtemps, c’était l’occasion de m’y mettre et de me procurer le matériel nécessaire. Les explications étant très claires, notamment les précisions sur le plastique et les sources de lumière à utiliser, le terrain est défriché pour se lancer ensuite dans des projets personnels. Quand j’ai vu les motifs des photophores, j’ai tout de suite eu des idées pour les utiliser sur d’autres supports et je connais un petit bonhomme qui a aussi très envie de me les piquer pour en mettre plein ses dessins!

4/ Que fais-tu avec les tampons que tu graves ? Envisages-tu de continuer cette activité ?

Avec les tampons que je grave j’aime imprimer des tissus que j’utilise pour coudre des vêtements ou des accessoires.

Sur papier, je fais des cartes, des étiquettes, des objets décoratifs en 3 dimensions… j’ai un tampon pour mettre mon adresse au dos des enveloppes, un pour noter les recettes de cuisine, d’autres gravés spécialement pour amuser mon fiston ou mes neveux et nièces… Bref, les débouchés ne manquent pas, donc non, je ne compte pas arrêter, j’aurais même du mal à m’en passer!

5/ Quels sont tes projets futurs

En ce moment, je suis accro à l’impression textile. La gravure et l’impression en général prennent de plus en plus de place dans ma vie. Je voudrais pouvoir faire découvrir ces techniques à travers des ateliers dans ma futur région d’adoption (le bordelais). Ce projet n’est pour l’instant qu’à l’état de germe…à creuser! J’aimerais aussi me mettre à la sérigraphie.

Au travers de ces réponses vous verrez, Marie ne maque pas d’énergie et de jolis projets, je vous invite donc à aller découvrir son blog et son travail si vous ne le connaissez pas !

Les photophores réalisés par Marie

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Marie a suivi presque parfaitement le modèle proposé dans le livre présenté ci-dessous

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crédit photo : cinqmai

Les créations du livre vues par d’autres #3 Sarah de Tadaam

On continue ce périple des merveilles. Merveilleuses talentueuses qui se sont mises à la gravure pour tester une création parmi les 12 de mon livre « tampons gravés motifs en voyage »

Aujourd’hui nous rencontrons Sarah du blog écrit à quatre mains « Tadaam » entre Paris (Sarah) et Grenoble (Florence). Sarah est une bricoleuse un peu touche-à-tout, qui, quand elle s’empare d’une technique fait toujours de très jolies choses. Couture, tricot, crochet, papier… Depuis quelques mois, de jolis tampons s’impriment sur le tissu chez elles. C’est Sarah qui a commencé avec succès à tenir les gouges, c’est pourquoi je lui ai demandé si ça la tentait de tester quelque chose. Elle a choisi de réaliser les tampons aux motifs russes khokhloma. Ces sont motifs traditionnellement peints sur bois en rouge et doré sur fond laqué noir. je les ai sortis de leur environnement pour les réinterpréter sur tissu en couleurs vives.

Sarah les a gravés et imprimés sur du tissu en couleurs douces pour en faire une jolie housse de coussin. Avant de vous montrer le résultat, elle a également répondu à mon petit questionnaire, pour vous permettre de mieux la connaître :)

1/ Qui est derrière le blog « Tadaam »

Je suis Sarah, j’ai 33 ans et j’habite à Paris. Je co-anime le blog Tadaam avec ma belle-sœur Flo depuis 2 ans et demi en parallèle de mon job dans l’audiovisuel. Outre l’aspect amical et familial de cette aventure, la création de notre blog m’a permis de renouer avec la créativité que j’avais un peu laissée de côté ces dernières années et qui m’est essentielle au quotidien.

2/ Qu’est-ce qui t’as amené à la gravure. Qu’aimes-tu dans cette technique ?

J’ai découvert cette technique via les « battles » thématiques auxquels tu participais aux côtés d’autres blogueuses, en flânant chez les unes et les autres au lancement de notre blog. J’ai été tellement enthousiasmée par vos réalisations que j’ai voulu tester rapidement. Je trouve que c’est à la portée de tout le monde, du petit tampon tout simple au plus sophistiqué, on peut se faire plaisir. Les tampons se déclinent dans une grande diversité selon les encres et les supports, c’est sans limite. Une fois qu’on a commencé, on a envie de tout graver et c’est très communicatif ! J’aime aussi le fait que ça convoque le dessin, là encore du plus simpliste au plus détaillé. J’admire beaucoup ton travail, j’ai été très marquée par tes « impressions botaniques » qui me plaisaient énormément.

 

3/ pourquoi avoir choisi cette création, et as-tu trouvé facile de la réaliser. Les explications techniques te paraissent-elles compréhensibles.

J’aime particulièrement tes motifs floraux et végétaux, alors c’est aussi un moyen de te remercier pour l’inspiration que tu donnes à tes lecteurs. Mis à part quelques petits détails un peu délicats comme la pointe de la feuille par exemple, c’est l’association des différents motifs qui impressionne au final, mais sans difficulté majeure d’un tampon à l’autre car les lignes restent simples. La partie technique de ton livre m’a beaucoup intéressée, car ayant démarré cette discipline complètement au feeling, j’ai découvert des astuces qui ne s’inventent pas ! Ce qui est super dans les créations de ton livre, c’est qu’on peut au choix les réaliser à la lettre ou simplement tamponner les motifs sur une feuille de papier blanc, ce sera beau dans tous les cas !

4/ Que fais-tu avec les tampons que tu graves ?

Au départ, je tamponnais du papier pour de petites cartes ou personnaliser une note, un carnet, une enveloppe. Puis je suis rapidement passée à l’impression textile qui est très agréable mais qui demande beaucoup de précision et d’application. Cela m’a donné l’idée de mélanger plusieurs techniques, le tampon et la broderie que j’aime beaucoup aussi, pour une série de hoop art qui m’amuse beaucoup et que je pense poursuivre encore un peu… jusqu’à ma prochaine idée !

5/ Quels sont tes projets futurs ?

Ils sont très nombreux et je manque de temps pour les concrétiser, mais j’ai surtout envie de profiter de l’été pour reprendre un peu le dessin. Rien qu’avec un crayon à papier et une gomme, on peut déjà laisser aller sa créativité et c’est une technique qui peut en nourrir plein d’autres, la gravure de tampons, entre autres !

Je vous laisse avec la photo de sa réalisation et vous remarquerez qu’elle a même fait une jolie boîte pour conserver les tampons !

tadaam-khokhloma-1

tadaam-khokhloma-4Pour mémoire, celle que j’ai proposée. Ces motifs peuvent se décliner aussi bien sur serviettes en papier, chemins de table, ou même cartes florales à envoyer, car comme dit si bien Sarah, ce qui est génial avec les tampons, c’est qu’une fois qu’on les a on peut les imprimer partout à l’envie !

khokhloma serviettesCrédit photo : Cinqmai

Voilà, n’hésitez pas à aller sur son blog, pour en voir plus de cette réalisation et mieux la connaître. Dans quelques jours, ce sera au tour de Marie du blog « Belette Print » de vous montrer sa réalisation !