Des impressions textiles pour réaliser de jolis torchons en coton

Cette semaine, j’ai enfin trouvé le temps de réaliser des torchons en coton imprimés de motifs colorés. J’en avais déjà réalisé pour un marché de créateurs au mois de mars, ils étaient vite partis, mais je n’avais pas trouvé le temps d’en refaire pour la boutique. C’est chose faite. J’ai utilisé à nouveau de beaux draps anciens en coton assez épais de belle qualité. Ils sont bien blanc et ont une tenue parfaite pour essuyer des verres ou de la vaisselle. L’ancienneté du coton lui donne une tenue parfaite.

Les impressions sont réalisées avec des encres non toxiques, qui ont été fixées à chaud et peuvent même tenir des lavages à haute température, j’ai testé pour vous. J’utilise mes torchons depuis longtemps, ils ne bougent pas.

Ils sont disponibles en boutique, attention le stock n’est pas immense et je ne pense pas pouvoir en refaire avant un moment.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mix de tampons et de linogravure pour ma nouvelle création

Explorant les différents arts populaires folkloriques du monde, on ne peut pas passer à côté des magnifiques céramiques mexicaines représentant les arbres de vie. J’avais dans un coin de mon esprit l’envie de me mettre à la réalisation de ce projet en gravure, mais le challenge des couleurs multiples spécifiques de cet art populaire me freinait pas mal pour réaliser cette complexité en gravure. J’ai donc laissé cela de côté tout en y réfléchissant régulièrement. La dernière gravure des figurines Hariko avait nécessité 4 plaques à graver différentes, et le travail ne m’arrêterait pas si je n’avais pas que 2-3 jours à l’atelier pour créer par semaine.

J’aime avoir des projets multiples en tête, ils se déposent tranquillement dans le fil de mes idées, ils déterminent mes recherches durant parfois des semaines ou mois, et je laisse décanter tout cela avant de laisser l’ébauche d’un projet plus concret et plus personnel arriver jusqu’à moi. L’idée s’est finalement concrétisée ce week-end, d’un coup j’avais l’envie de ne faire qu’une plaque de gravure et d’y ajouter la couleur avec des tampons à l’intérieur d’un motif principal. J’ai gravé les formes dans de la gomme japonaise Hinodewashi, comme elle est épaisse je n’ai pas eu besoin de monter les gommes sur le bois.

Avant de vous montrer les différentes étapes de cette nouvelle gravure, j’ai envie de vous parler un tout petit peu de ce qu’est l’arbre de vie, de partager mes références d’inspiration. J’aime aussi expliquer un peu les choses, je ne m’étends pas trop, mais je trouve toujours intéressant d’accompagner une image de son histoire. C’est d’ailleurs pour cela que l’art populaire me plait autant, car il raconte des histoires et des gens.

L’arbre de vie dans l’art populaire mexicain, c’est un chandelier en poterie qui symbolise le plus souvent l’arbre de vie biblique avec Adam et Eve ainsi que le serpent tentateur. Il est plus ou moins orné de personnages, le pilier représente souvent l’archange Gabriel. Mais dans l’histoire du Mexique, on retrouve également des céramiques Olmèques (ou autres cultures pré colombiennes) représentant des arbres portant des oiseaux. Les différentes branches symbolisent les points cardinaux, et les oiseaux les âmes descendant vers la terre lors de la création du monde. C’est donc une histoire culturelle et historique riche qui porte la représentation de l’arbre de vie dans l’art populaire mexicain. Durant de longues décennies, chaque couple recevait un arbre de vie lors de son mariage, cela devait leur assurer chance, prospérité et fertilité.

L’art populaire évoluant avec la société, aujourd’hui la représentation de l’arbre de vie a considérablement évolué, les arbres se sont transformés peu à peu, perdant parfois les symboles religieux ou cosmogoniques pour devenir des objets décoratifs voire artistiques.

Je n’ai donc pas souhaité symboliser de religion mais plutôt une forme simple folklorique dans ma version de l’arbre de vie. Il porte des figurines de femmes des oiseaux des fleurs et des feuilles, mais la forme est bien représentative des céramiques populaires. En dessous des photos des phases de réalisations de la gravure, vous trouverez des images de céramiques réalisées par des artistes populaires connus au Mexique que j’aime particulièrement et qui font partie de mes coups de cœur.

Je vous montre si vous ne l’avez pas déjà vu sur Instagram, le petit croquis à l’origine de ce projet esquissé vite fait un matin quand je me suis levée avec cette idée fixe de faire ce projet dans les jours suivants.

 

La grande plaque de lino (environ 29 x 35 cm) où le dessin final bien retravaillé entre temps a été reporté à l’envers avec un calque et du papier « carbone » rouge, qui a l’avantage de ne pas bouger ni baver au cours des phases de gravure, quand la main passe beaucoup dessus.

 

Petit à petit, le dessin à imprimer se révèle de la plaque de lino, tous les détails sont enlevés, et reportés sur du calque pour être gravés sur de la gomme en vue des motifs complémentaires à imprimer en couleur.

 

 

 

Premier essai de couleur, en vrai c’est un rouge brique un peu plus foncé au séchage. J’ai également imprimé en bleu. J’avais montré le résultat sur une petite vidéo story sur instagram. L’avantage de ce procédé c’est que je vais pouvoir faire d’autres associations de couleurs. J’aime beaucoup celle-ci mais elle manque un peu de contraste à mon goût.

 

Les tampons à imprimer sur le motif sec

 

Le résultat final ! Prochains essais avec des tampons aux couleurs vertes et bleues

 

Voici des merveilles : les céramiques d’Aurelio Flores (1901-1987), célèbre pour ses premières réalisations d’arbres de vie en céramique aussi complexes dans les années 20 à Izùcar de Matamoros connue pour sa tradition de céramiques au Mexique. Ses créations et son art sont célèbres, il fut le pionnier et maître de l’art populaire des arbres de vie. J’aime beaucoup la naïveté des personnages et des motifs ainsi que les couleurs utilisées.

 

Son fils Francisco Flores a appris dès l’âge de 10 ans dans l’atelier de son père. Une hutte d’argile. Il continue la tradition et fait également de superbes créations, dans le même style naïf populaire que son père (c’est sublime).

le prix de ces merveilles est hélas hors budget ! En attendant je crée à ma façon des versions en gravure 🙂

 

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Inspiration japonaise pour des nouveaux tampons gravés à la main

La semaine dernière, je vous montrais mes tirages de linogravures à 4 plaques, sur le thème des figurines de papier-mâché (Hariko) japonaises. A partir de ces petites figurines en linogravure, j’ai réalisé une petite série de tampons.

Ces tampons sont en boutique, et représentent les petites figurines porte-bonheur japonaises. La tête de lion (shishi gashira), la carpe koi, le petit chien (inu hariko), le tigre (hariko no tora), le cheval (miharu goma). Ces tampons sont en petite série mais quand le stock est vendu, vous pouvez quand même les commander, il sera précisé que c’est « sur commande » et je regraverai dans un délai de quelques jours les motifs souhaités.

Je vous souhaite une très belle journée.

 

 

 

 

 

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Une nouvelle gravure pour tester ma presse

Depuis maintenant pas mal de mois, j’économise pour m’acheter une presse. J’imprimais mes gravures à la main, avec le dos d’une cuillère et quand j’avais une vingtaine de tirages à imprimer à la suite, mon épaule droite me tiraillait. L’idée d’une presse faisait son chemin, mais laquelle choisir. Le choix allait vite être fait, le budget fut un des critères les plus limitant. Je m’étais donné un montant autour de 2000 € ce qui représente déjà pour moi une somme importante. Voire très importante. J’ai donc commencé à penser à ce projet il y a un an environ.

J’ai d’abord cherché sur les sites d’occasion, les forum de gravure divers et variés. Dans l’idéal j’aurais aimé une presse à épreuve, une presse typographique, qui est la plus adaptée à de la lino ou de la gravure sur bois. Mais je n’ai pas réussi à trouver ou alors hors budget. J’ai donc orienté mon choix malgré tout vers une presse taille douce. J’ai découvert l’atelier de Chartreuse, qui fabriquait des presse, conception française, petite production, usinage dans une petite usine. l’objet était beau, mon choix fut pris. Il ne me restait plus qu’à attendre… (et économiser mes bénéfices de la boutique).

La bête fut commandée il y a quelques semaines, et elle est arrivée ! Il ne me restait plus qu’à la tester. je n’avais pas envie d’utiliser une ancienne plaque pour cela, j’avais envie d’une projet tout nouveau, bien ambitieux évidemment, ne faisons pas les choses à moitié… J’avais fait une linogravure monochrome autour des figurines de Gzhel, je n’en ai pas fait d’articles (ça viendra) mais je l’ai montré sur Instagram. J’avais envie de poursuivre dans l’univers folklorique, et j’ai pensé aux petites figurines japonaises en papier mâché (Hariko signifie papier-mâché en japonais) représentant des petits animaux porte-bonheur, ces figurines sont également utilisées comme des jouets par les enfants, ils revêtent un symbole folklorique fort, les figurines hariko font partie de l’artisanat populaire depuis plus de 400 ans ! Mon choix était fait 🙂

J’ai fait pas mal de recherches. Je n’avais pas envie simplement de dessiner des figurines mais aussi d’apprendre leur signification. J’ai dessiné, gribouillé, testé et trouvé enfin une composition à quatre couleurs d’un ensemble des ces figurines, sur une planche A3. Pour tester la presse, je me suis dit qu’un grand format s’imposait et tant qu’à faire, graver une plaque par couleur ! Oui j’ai été plutôt ambitieuse…

J’ai sélectionné différents modèles :

  • Inu hariko : Petit chien symbolisant traditionnellement la protection, gardien de la maison et de la famille.
  • Daruma : figurine talisman de voeux, symbole de persévérance et de chance, illustrant un maître zen Bodhidharma ou Daruma, qui après neuf années assis sous un arbre, reçut l’illumination.
  • Shishi gashira : ou tête de lion, petit talisman contre le mal et le malheur, la magie du lion est forte au japon
  • Miharu goma : petit cheval en bois, dont la légende lui fait avoir sauvé un général shogun Sakanoue Tamuramaro lors d’une bataille, ce petit cheval aiderait donc à protéger les enfants, et représente la vaillance du corps. J’ai également symbolisé le cheval en forme hariko.
  • Poisson koi : la carpe représente le courage et la force, à cause de sa capacité à sauter des chutes d’eau. Ce sont des valeurs que les parents souhaitent voir attribuer aux enfants, et c’est pourquoi en forme de cerf-volants, elles sont attachées devant les maisons le jour de la fête des enfants le 8 mai au japon. J’ai utilisé différentes formes, koinobori hariko et en bois.
  • Akabeko hariko : (vache rouge) : Petit animal qui protégerait les enfants des maladies. Une légende dit que lors d’une épidémie de variole des enfants ayant ce jouet ne furent pas malades.
  • Usagi hariko : (lapin) : symbole de chance
  • Le pigeon est une amulette sous forme de jouet, qui (dans la province de Kyoto) empêcherait les enfants de trop pleurer.

Voici les étapes sous forme de photos avec commentaires. D’abord les dessins préliminaires pour chercher des formes des différentes figurines.

 

J’ai ensuite dessiné les formes finales, je les ai décalquées et scannées une à une, pour travailler sous photoshop une composition finale. J’ai également choisi et testé des couleurs de cette façon. Vu l’ampleur du travail de gravure ensuite ce travail préliminaire certes long était nécessaire pour anticiper les équilibres de couleurs et formes.

 

Sur chaque plaque de lino, j’ai décalqué les zones correspondant à une couleur. Il y avait donc une plaque par couleur.

 

La phase de gravure… Je n’ai pas compté les heures mais beaucoup.

 

 

 

La presse ! Comme je l’ai expliqué, c’est une presse taille douce. Le plateau ne bouge pas quand il n’est pas sous la hauteur du lino. Dans l’idéal il faudrait que j’installe des rails de chaque côté de la longueur du plateau, pour simuler la presse à épreuve. Mais l’insertion de la plaque dans un carton de hauteur similaire fait aussi l’affaire, j’accompagne le plateau à la main jusqu’au début du carton, et le rouleau est ensuite entraîné sur la longueur de la plaque. La difficulté est de trouver la bonne pression. Trop et la feuille est marquée des détails de coups de gouges sur la plaque hors motifs, pas assez l’encre n’adhère pas bien. Et évidemment, pour faire simple, cette pression est différente suivant les couleurs ! J’ai donc 2 tirages de calage obligatoire. Mais une fois le bon équilibre trouvé, c’est un vrai plaisir !

 

J’en profite pour vous montrer ma belle acquisition… Un rouleau en durathene. Une matière qui permet un dépôt agréable homogène et juste ce qu’il faut de l’encre sur le lino. Un vrai plaisir. Je me suis offert cette merveille avec la presse. Tant qu’à me faire plaisir autant en profiter 🙂

 

Pour les petites zones en revanche, le tout petit rouleau était nécessaire, car la presse ne pardonne pas les taches d’encre en dehors des zones à imprimer, tout se voit ensuite sur le papier. Les petits ratages doivent être nettoyés au chiffon avant impression, sous risque d’avoir une impression trop salie. Des minuscules traits peuvent passer, c’est quand même un travail artisanal ! Mais trop endommage le résultat final.

 

 

La troisième couleur revèle peu à peu la composition finale. La difficulté ici est de bien positionner les couleurs, pour ne pas avoir de décalages…

Dernière couleur : le noir. J’ai testé pour cette plaque une nouvelle encre. J’utilisais des encres à l’eau (Schmincke) dont je suis très satisfaite, ou des encres à l’huile (Gerstaeker) géniales, mais longues à sécher. J’ai testé pour ce noir les encres aqua wash de Charbonnel, à l’huile mais nettoyable à l’eau. En fait, je suis conquise, j’ai juste envie de remplacer tout mes tubes par cette encre.

 

Et voilà le résultat final !! Tel que je l’imaginais. La photo ne rend pas tout à fait la densité des couleurs. Maintenant l’avantage avec plusieurs plaques, c’est que j’ai envie de tester dans d’autres gammes de couleurs.J’avais choisi dans un premier temps les couleurs traditionnelles des figurines, mais pourquoi ne pas prendre un peu de libertés ?

Je n’ai que 2 tirages corrects (sur 6 faits). Mais je crois que l’arrivée de cette presse est le début de belles réalisations. Ces petites figurines japonaises se prêteraient bien au tampon, je pense que que vais proposer une petite série de tampons « hariko » !

 

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Des confitures pour cet été

Dans la suite des jolies commandes reçues ces dernières semaines, il y a une grande série de tampons fruits pour réaliser des confitures maison, avec l’étiquette « confiture de » dans laquelle seront tamponnés les différents fruits au gré des saisons et des confitures gourmandes réalisées par ma cliente.

Il y avait une liste de fruits impressionnantes, et même des pissenlits ! Je connaissais le vin de pissenlit qui est vraiment parfumé, mais pas la confiture qui doit être intéressante !

Voici ces jolis tampons gravés et des petites étiquettes imprimées, j’imagine des rayonnages de confitures ainsi ornées, que cela doit être agréable lors de longs jours d’hiver ! J’ai eu grand plaisir à réaliser cette commande.

 

 

 

 

Tous les tampons ont été montés sur bois, je n’ai pas pris les photos avant envoi, dommage.

Des tampons pour le Musée de la pêche à Concarneau

J’essaye de rattraper mon retard dans les articles… Je voulais vous montrer depuis un moment une commande très chouette, du musée de la pêche à Concarneau. Le Musée souhaite cette année proposer des ateliers créatifs auprès des enfants (et adultes), ateliers où ils pourraient utiliser des motifs marins sur des supports divers (tote-bags, papiers, …).

J’ai donc gravé tout un ensemble de motifs dans le thème marin, de la pêche pour l’occasion. poissons, phares, ancre marine. Avec cet ensemble il y a de quoi libérer la créativité je l’espère.

 

J’ai mis les tampons dans une boîte en bois pour plus de praticité, c’était une boîte offerte lors d’une commande de matériel de beaux-arts que je n’utilisais pas. Une récupération qui s’est révélée bien utile.

 

 

Pour l’anecdote, nous sommes allés à Concarneau il y a deux ans, et il y avait un bateau à visiter depuis le musée ! C’était le petit clin d’oeil de cette commande 🙂

 

 

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Partenariat avec la Galerie de la Marraine « Jardins parisiens »

Aujourd’hui je vous parle d’un partenariat enthousiasmant que j’ai avec La Galerie de la Marraine.

La galerie de la Marraine c’est quoi ? C’est un lieu (en ligne) qui propose des expositions temporaires d’objets inspirés par les thématiques des musées parisiens, depuis les peintres d’hier jusqu’aux jardins parisiens… J’ai été contactée dans le cadre d’une exposition temporaire sur le thème « Jardins parisiens » où l’on m’a invité à exposer quelques de mes créations.

 

Mon univers de tampons végétaux et inspirations botanique était en totale cohérence avec le thème. L’idée même d’écho à l’exposition « Jardins » actuellement en cours au Grand palais à Paris, me parle complètement. C’est une belle idée et je suis ravie et honorée de faire partie de cette exposition temporaire.

Des nombreux artistes exposent et vendent dans cette exposition « en ligne » les créations présentées sont raffinées et originales, je vous invite à aller faire un tour, c’est vraiment superbe.

Pour cette occasion, j’ai également entièrement imaginé et crée un tampon pour la galerie. Le thème « jardins parisiens » était vraiment propice à laisser courir mon imagination. ces deux mots sont pour moi synonymes de promenades, de parcs mais également de mystère. Qui ne s’est jamais laissé perdre dans des petits quartiers parisiens, et découvert au hasard d’une ruelle ou impasse des morceaux de jardins cachés aux promesses de repos et beautés végétales. Ou en étant dans les étages d’un immeuble, regarder en bas pour découvrir des jardins cachés dans quelques mètres carrés de prolifération végétale. Je suis souvent même étonnée de la capacité à quelques plantes en pot, ou en bac, à survivre dans des conditions que je trouve parfois extrêmement difficiles, comme s’il y avait une résistance souterraine végétale à envahir le béton, les murs, les trottoirs et nous rappeler que la nature n’est pas si loin. En ce moment je regarde les petites fleurs des villes avec admiration.

La végétal en ville en plus, a un vrai enjeu environnemental (je digresse un peu sur un thème sur lequel je travaille dans mon métier de bureau), en effet la présence de végétaux parc, jardins en ville a un effet régulateur et permet de limiter les hautes températures estivales en ville (îlots de chaleur accrus par l’urbanisation), et ainsi de réduire les risques de pollution. Le jardin en ville a donc non seulement un intérêt esthétique, mais bien plus que cela. L’Agriculture urbaine est même un terme à l’ordre du jour, les jardins au dessus de la gare Montparnasse, au dessus de nombreux bâtiments. Savez-vous même qu’il existe le « Miel de Paris » ? C’est qu’il y a suffisamment de plantes mellifères dans Paris !  Il paraît (études scientifiques à l’appui) même que les légumes plantés sur certains toits sont consommables.

Les jardins parisiens parlent tout à la fois de parcs et de jardins publics, de squares ou de pied des arbres de boulevards, comme de jardins privés, de terrasses, de balcons, de jardins intérieurs ou de potagers de cuisine. La particularité parisienne des jardins tient dans une certaine élégance, avec ce petit « je ne sais quoi » qui fait la différence.

En imaginant le motif du tampon pour cet événement j’ai donc voulu que les éléments de promenade, de végétal et le petit côté mystérieux y apparaissent. La petite allée végétale nous emmène vers quelque part (où ? jardin individuel, ou parc public) où le végétal reprend ses droits sur la ville. La petite barrière (de parc ou petit porte individuelle) à pousser simplement pour se retrouver ailleurs dans un monde serein et calme. Je souhaitais faire ressortir ces éléments dans le tampon crée pour la galerie de la Marraine.

Les créations proposées sur le site sont essentiellement des objets uniques, des petites séries, des exclusivités réalisés en France par des artistes et ateliers talentueux. Quelques créations ont été faites spécialement dans le cadre de cette expo, et j’ai également réalisé un tampon pour cette occasion. Un tampon pour notifier les petits travaux de jardinage à réaliser au cours de l’année, afin d’orner un agenda ou un bullet journal, pour ne pas oublier de tuteurer les tomates, de semer les carottes ou cosmos, et le temps venu de sortir les bulbes de terre. Les tampons « tisanes du jardin », végétaux, et sachets de graine et de tisanes, y sont également présents.

Je suis donc vraiment contente de partager avec vous cet événement, et je vous laisse avec quelques photos. N’hésitez pas à cliquer sur les différents liens que je vous ai proposé dans le texte, cela vaut le détour. En vous souhaitant une belle journée, ensoleillée, n’oubliez pas de rêvasser à l’ombre de quelques branches végétales cela fait toujours du bien au moral !

 

 

 

 

 

 

Les journées européennes des métiers d’art au Bastringue général

Voilà, je suis rentrée de trois jours intenses, après le marché de créateurs organisé par l’association Bastringue général à l’occasion des journées européennes des métiers d’art. Ce marché avait lieu à Rive d’arts, un lieu regroupant des artisans d’art présents à l’année sur le site. Des artisans créateurs locaux étaient présents dans une boutique éphémère pour trois jours.

C’était dense et fatiguant (surtout quand il faut retourner au bureau le lendemain), mais toujours tellement riche en rencontres d’autres créateurs / créatrices présent(e)s. C’est pour cette partie de rencontre que je garde souvent les meilleurs souvenirs.

J’avais pas mal travaillé pour cette édition, préparé des trousses et torchons imprimés, des carnets artisanaux ornés de linogravures et pleins d’autres choses, j’avais partagé ces créations sur le fil Instagram, ou sur le blog. Il me reste des stocks que je vais mettre en boutique dans les prochains jours.

Je vais ensuite pouvoir me prendre un peu de repos, commander ma presse de gravure et j’ai bien l’intention de me remettre à la gravure plus intensément dans les mois à venir. Les beaux jours arrivent et cela nous met de bonne humeur ! Je vous souhaite une belle semaine en vous laissant avec quelques photos de ce week-end ! Mon stand était sous lumières de spots un peu jaunes, la couleur des photos n’est donc pas tout à fait représentative.

 

 

The « spot » gravures, il ne m’a pas toujours été facile d’expliquer la technique aux passants, c’est une technique finalement très peu connue que la gravure en réduction.

 

 

J’avais emporté des petits outils (gouges, morceau de lino, cuillère) pour expliquer mon petit procédé artisanal maison 🙂

 

 

 

 

 

Les petites trousses imprimées (ce sont celles qui restent, j’ai pris mes photos en fin d’expo)

La scénographie des éditions des marchés de créateurs de l’association Bastringue général, a toujours ce petit côté vintage très chouette, nous n’encaissons pas directement, il y a un gros travail de référencement et d’étiquetage de notre part avant le marché, pour déléguer à la caisse. cela nous permet d’être disponibles pour les clients qui souhaitent des explications.

Le lieu est en bord de Loire, voir le fleuve couler depuis les fenêtre est une image apaisante et relaxante.

 

 

Bon début de semaine, à très bientôt !

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Retour des ateliers Initiation et Perfectionnement chez JUNKU

Je suis plutôt en retard sur la publications d’articles, j’ai même du lâcher le challenge « march meet the maker », je le reprendrai en retard, parce que cela m’intéresse aussi de terminer ce partage d’informations sur mon travail. Avec l’activité intense de préparation des ateliers et du marché de créateurs de ce week-end ! Je n’ai pas le temps de préparer des articles et pourtant j’ai pas mal de choses à vous montrer.

Je remercie à nouveau chaleureusement la librairie Junku à Paris, qui me permet d’envahir leur espace le temps de ces ateliers (parfois un peu bruyants…). Je profite pour vous donner une petite indication sur le nom, Junkudo est un nom traditionnel pour « boutique » en japonais. Les libraires au Japon ont également traditionnellement des tabliers passés sous des vêtements de ville. C’est pour cela que dans cette librairie, les personnes y travaillant portent des tabliers, c’est une pratique de cette profession.

Je ne voulais pas trop tarder à la publication de cet article afin de partager avec vous un retour sur ces ateliers. Je proposais 2 ateliers initiation, et 1 atelier perfectionnement. Si j’ai maintenant un bon recul sur les niveaux d’initiation et sur ce que l’on peut faire en 2 heures, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre sur du perfectionnement. Je crois que j’ai été un peu ambitieuse pour les participantes, et je m’en excuse un peu 🙂 Les pauvres ont souffert un peu ! « Professeur Fabienne » (comme on me nomme dans les articles sur mes ateliers sur le site de Hinodewashi) a donné des motifs difficiles !

Comme d’habitude il y a une très bonne ambiance durant ces deux heures d’atelier ! C’est un plaisir pour moi de rencontrer des personnes souhaitant graver, parfois de mettre des visages sur des noms ou comptes IG qui commentent et me suivent sur Instagram 🙂 C’est le bonus plaisir de ces rencontres en vrai et j’aime beaucoup cela.

Nous avons gravé dans les gommes Hinodewashi, avec qui je suis en partenariat pour les ateliers, et il est vrai qu’on peut ainsi travailler dans de très bonnes conditions.

Pour la partie perfectionnement j’avais prévu deux tampons, un entièrement à la gouge, un entièrement au cutter de précision, je me disais, 1 par heure ça sera ok 🙂 et bien euh je reverrai cela à l’avenir, car ce n’était pas si simple. Il faudra que je distingue le perfectionnement gouge de celui au cutter de précision, pour lequel une bonne partie des participantes s’y mettaient pour la première fois, du coup la difficulté des motifs n’arrangeait pas les choses aie aie aie 🙂

Bon ouf on a bien terminé et je crois que les gestes sont acquis pour la plupart il n’y aura plus qu’à (oui oui facile à dire hum) refaire à la maison, pour améliorer les gestes et la fluidité des mouvements…

Merci à toutes et tous (oui oui nous avions un représentant masculin avec nous 🙂 ) j’ai pu encore passer d’excellents moments en votre compagnie.

Voici les photos de ces ateliers, certaines personnes n’ayant pas souhaité apparaître sur Internet, tout le monde n’est pas visible.

Les prochains ateliers chez Junku ne seront pas programmés avant la rentrée scolaire (voire début automne). Mais il y en aura, et peut-être plus de perfectionnement que d’initiation, j’envisage éventuellement 2 perfectionnement, 1 initiation. Outre le fait que nous mobilisons un espace dans la librairie, et qu’il n’est pas trop possible de le faire aux heures d’affluence, 3 ateliers dans le week-end, c’est le maximum de mes possibilités, c’est une belle épreuve physique à réaliser pour moi quand même, je suis rentrée fourbue mais heureuse dans ma province angevine !

J’envisage peut-être un nouvel atelier longue durée à la maison mi juillet, si cela intéresse des personnes, contactez-moi !

 

Le kit des participantes : Les gommes, les motifs à décalquer et la petite pochette en coton cousue par mes soins, pour faire des impressions tissu

 

Le lieu des ateliers, nous sommes séparés en 2 parties, 9 participants maxi

 

(une partie) Des participantes du vendredi soir !

 

 

Les participants du vendredi matin

Les motifs prévus pour le perfectionnement, l’oiseau au cutter et les carpes koi à la gouge…

 

euh… Il faut bien réfléchir aux traits que l’on enlève et ceux que l’on détoure…

 

Les participantes à l’atelier perfectionnement !

La librairie propose mon livre et j’ai le plaisir de faire quelques dédicaces en fin d’atelier MERCI

March meet the maker : semaine 1

Via Instagram, je participe à un challenge intitulé March meet the maker, ou encore « mars rencontre les créateurs ». Il a été crée par Joanne Hawker, et je crois qu’il y a plusieurs milliers de personnes qui le suivent partout dans le monde, c’est assez « amazing » 🙂

Je participe rarement à des challenges, mais celui-ci me parait plutôt adapté pour parler un peu de moi autrement et par des chemins un peu différents. Durant tous le mois de mars, un thème est imposé chaque jour, et l’idée ce n’est pas simplement de mettre une photo, mais bien de dévoiler un peu plus ce qui fait notre activité, qui, quoi, comment, pourquoi.

Chaque jour j’essaye de poster une photo réfléchie avant, pour parler de moi et de ce qui m’anime. J’essaye donc de réfléchir avant et de préparer même ce que je veux montrer. J’ai décidé de laisser une autre trace de ce challenge en faisant un billet par semaine sur le blog qui récapitule le challenge.

Voici donc la première semaine (ou 9 premiers jours) de ce challenge avec les thèmes correspondants, ici dans cet article je développe un peu plus les réponses aux thèmes, par rapport à ce que j’ai pu indiquer sur IG.

JOUR 1 : YOU (qui suis-je) ?

Je ne vais pas trop détailler des éléments basiques, que l’ont trouve ici, sur le blog dans l’à propos. J’y ai enlevé mon âge cette année, parce que… comment dire… passé 45 ans, je n’avais plus envie de voir ce chiffre posé de façon aussi flagrante 🙂 Je me sens jeune, mes ados me rappellent bien que je ne le suis plus tant, même s’ils me disent parfois que je fais plus jeune que la maman d’un(e)tel qui est pourtant moins âgée. Je vais cependant vous en dire un peu plus sur mon métier de « bureau ». Je suis Ingénieur en environnement coordinatrice et chef de projets, je travaille sur des projets très divers au quotidien, qui vont de suivi de programmes de recherche sur la bioéconomie, à des projets territoriaux qui mêlent des acteurs de territoire très divers comme les collectivités au monde agricole autour de l’économie circulaire. Ma fonction est également très transversale à des métiers différents (côtoyant des scientifiques, des ministères, aux services communication lors de l’organisation de séminaires). C’est très prenant, cela me demande beaucoup d’énergie et même d’investissement au quotidien. Étant en recomposition familiale, mais malgré tout « maman solo » (mon conjoint n’étant forcément pas le papa de mes enfants), même si mon conjoint est très présent au quotidien pour la maison, je gère seule ce qui concerne mes enfants pour tout ce qui est des domaines scolaires, quotidiens etc ce qui n’est pas toujours évident non plus. Vous comprendrez pourquoi j’ai fait des choix très stricts sur ce que je fais ou non ici, dans cet espace créatif. Pourquoi parfois je suis un peu absente. Il m’arrive de vouloir être à 100% sur la gravure mais est-ce que cela serait aussi libre finalement ? Peut-être pas. J’essaye d’être bien là où je suis et de prendre ce qu’il y a de bon à prendre. La photo date du mois dernier.

 

JOUR 2 : « Fav to make » ce que je préfère faire

Je disais que « étrangement » c’est graver…Pourquoi étrangement ? Parce que ce n’est pas la partie la plus importante de mon activité. Une fois le motif gravé je passe plus de temps à l’utiliser, à coudre préparer les choses faites avec le matériau (papier, tissu) imprimé. En fait, c’est la seule chose qui me fait oublier où je suis durant des heures. J’aime le mouvement de rencontre des outils avec la matière que ce soit gomme, lino ou bois.

C’est aussi pour cela que j’aime de plus en plus la gravure sur lino ou bois. J’ai envie de développer cela à l’avenir.

 

JOUR 3 : Workspace : Mon espace de travail

Cette photo date de quelques mois. Au jour du challenge, mon atelier était tellement en bazar qu’il était impossible de prendre une photo. Je suis en train de repenser mon espace. Comme je vous le disais j’ai envie de développer plus la partie gravure et je vais accueillir une presse de gravure je pense en avril mai. Mon espace de travail se compose de 2 pièces. La première est assez petite et fermée avec vue sur le jardin (et le couple de geais de moins en moins farouches). Elle est cosy et j’y suis pour graver, dessiner, écrire cet article par exemple, ou me reposer dans un fauteuil quand j’ai envie d’un peu de solitude. Voici deux petites vidéos de cette pièce prises ce week-end, et

Atelier partie 1

Atelier Partie 2

L’autre pièce a été rangée entre temps, elle est beaucoup plus grande, moins éclairée, car c’est le niveau 0 de la maison aménagé en pièces d’ateliers. J’ai donc un espace pour imprimer, scier, ranger mes matériaux (encres, papiers, tissus) et accueillir la presse bientôt. Je vous rajoute également une petite vidéo (mises dans mes stories d’instagram) de cet espace rangé ce week-end, même s’il n’est pas finalisé comme je le souhaiterais encore.

Atelier 2

JOUR 4 : tools (mes outils)

Voici les outils que j’utilise pour la gravure. J’ai acheté des gouges japonaises cette année pour la linogravure et le bois je vois la différence de travail. Ces outils sont réalisés à la main par des artisans japonais, pour le travail de gravure d’estampes.

L’artisanat demande du temps et de la réflexion. J’ai une vision du travail manuel connecté avec la nature. Je trouve que cela m’ancre dans une vie plus lente calme et posée. Travailler un morceau de lino pour en faire une image c’est suspendre le temps et faire une pause dans une bulle à l’opposé de nos vies qui filent. Les beaux outils me ramènent à cela la beauté des gestes lents. J’aime aussi utiliser les anciens outils. Mes spatules par exemple ont des beaux manches en bois patinés. C’est aussi important pour moi de travailler avec de beaux outils que le résultat final de mon travail. C’est une démarche globale de m’imprégner de cela dans mon activité. C’est aussi pour cela (et je digresse un peu mais vous ne m’en voudrez pas j’espère) que j’aime autant l’art populaire folk et les objets anciens. L’art populaire c’est l’art du peuple, de tout le monde, beaucoup d’objets d’art populaire, sont des objets du quotidien ou des outils de travail décorés pour qu’ils soient plus beaux. Ces personnes n’étaient pas artistes mais aimaient les belles choses et utilisaient ces objets au quotidien. J’aime cette démarche et cela me nourrit d’avoir des beaux outils avec lesquels je travaille.

JOUR 5 : Boomerang

Il fallait faire quelque chose avec cette application, qui filme quelques secondes d’une action et la répète à l’infini.

BOOMERANG (cliquez ici pour voir l’animation)

Le jour de ce thème était dimanche. Je me suis levée très tôt pour aller à l’atelier et il pleuvait beaucoup. Le temps était gris et sombre et devant la vitre de la cuisine, je pensais à ce que j’allais pouvoir faire avec l’application boomerang. Il fallait que cela soit lié à moi, mon activité. Les gouttes de pluie descendaient lentement sur la vitre, on entendait des bourrasques dehors alors que la maison était ultra silencieuse du sommeil des autres, j’étais la première levée un dimanche, comme souvent, pour grappiller des heures, parce que le lendemain je retournais déjà au bureau. Et je me suis dit, voilà, cela parle de moi et de mon quotidien du week-end. Me lever toujours (trop) tôt, je n’arrive pas à rester au lit, une petite voix est présente et me dit « allez tu vas faire ça et ça, tu peux avancer ça » et je n’ai plus qu’une envie c’est d’être dans l’atelier. Voici donc pourquoi vous voyez cette petite goutte de pluie qui monte et descend un jour de pluie bien gris, pour illustrer la répétition de ces moments dans ma vie de créatrice.

 

JOUR 6 : raw materials (matériaux bruts)

Les matériaux avant transformation. En gravure ils sont divers : Bois, linoléum gris ou brun (le gris contient un peu plus d’huile de lin il est moins dur que le brun) et gommes japonaises. Les encres pour l’impression. Cette façon de détailler les outils à part et les matériaux fait mettre en évidence toute la part de créativité nécessaire pour passer des uns au résultat final. C’est plutôt fabuleux de se dire que l’essentiel du process c’est la créativité en chacun de nous.

 

JOUR 7 : « How it’s made » : comment c’est fait

Plutôt que de montrer la phase gravure j’avais envie de partager le processus de réalisation, de comment on arrive au résultat final non pas par la technique, mais par l’idée.

D’où vient l’idée en somme. J’essaye souvent de vous expliquer mon processus créatif. Parce que pour moi, c’est ce qui distingue chaque personne. C’est facile de copier des motifs vus et de les présenter, de les vendre, je hurle parfois de voir des copies qui font fi des droits à l’image, qui ne sont pas respectueux des personnes qui ont passé du temps à créer cela, il y a des personnes derrière chaque création. C’est facile de refaire quelque chose qui marche ailleurs. Ce qui est plus difficile et plus risqué finalement, c’est au contraire de faire quelque chose qui n’a pas été vu, j’essaye d’appliquer cela, de créer dans un univers qui m’est propre. Quand j’ai une idée est présente souvent je cherche bien sur Pinterest (qui commence à bien regrouper ce qui existe) si ça existe, et quand je ne vois rien alors ça me plaît beaucoup de le faire. Bien sûr il y a des choses similaires dans les motifs de tampons. (je ne vais pas dire j’ai inventé le philodendron par exemple, certains motifs se voient partout et son reproduits par beaucoup c’est ainsi, ça fait partie des « basiques »). Je parle de vraies idées, comme mes gravures, bouquets en pot d’épices par exemple, mes tampons femme du monde, ou ici, présentées les gravures « art déco ».

.Je pars d’une contrainte qui va me permettre de multiplier les formes. Ici la contrainte est le style art déco en gravure + 2 couleurs + doré à la fin ». Je passe énormément de temps en travail de recherche de ce qui fait le style art déco l’historique, le style, les principes, l’histoire de l’art en somme j’aime beaucoup apprendre ces choses et inclure ces parties qui forment et cultivent mon regard d’autant plus qu’étant autodidacte je n’ai pu le faire dans une formation. Le faire par plaisir est un cadeau. Je libère ensuite cela dans des croquis pour adapter le style à ma forme sélectionnée en cherchant les couleurs en même temps. Puis j’affine et teste le résultat en dessin. Quand cela me convient je prépare les étapes de gravure et je n’ai plus qu’à dérouler mes choix retenus. Finalement le plus gros du travail est en amont et ne se voit pas pourtant j’y passe des jours !

 

JOUR 8 : Where (où j’habite) 

Depuis 20 ans, venue de Moselle nord pour mon travail de bureau, j’habite à Angers (Une ville en périphérie). Je suis à 5 minutes du centre et de la Maine, rivière méconnue car elle ne fait que 11 km avant de se jeter dans la Loire.

La douceur angevine n’est pas un mythe nous avons des étés indiens magnifiques. Je ne me sens pas plus attachée cette région, même si elle est très agréable. J’imagine même un jour vivre au bord de l’Atlantique, nous aimons beaucoup St Nazaire par exemple. 

Voilà, c’est fini pour cette première semaine.

Je vous dis rendez-vous la semaine prochaine, pour un récapitulatif de la 2ème semaine de ce challenge. Si vous voulez suivre quotidiennement mes publication, abonnez vous à mon Instagram.

A très vite.

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