Un florilège des tampons de maisons réalisés

L’an dernier j’ai eu l’occasion de réaliser plusieurs projets de tampons de très belles maisons. Cela fait maintenant quelques années que je propose cette prestation, on m’envoie différentes photos prises de vues d’une maison et j’en réalise un croquis que je grave ensuite.

Parfois les photos montrent l’ensemble de la maison, alors le croquis est plus simple, d’autres fois les maisons ne peuvent être prises en photos de face, à cause de la végétation, ou même la taille immense de la maison et le peu de recul possible devant, je dois alors recomposer l’ensemble à partir de ces vues différentes, pour réaliser un croquis de l’ensemble.

Dans cet article je vous montre quelques unes réalisées l’an passé, les croquis, les phases de gravure, et les résultats. Depuis quelques mois, les maisons sont envoyées dans des jolies boîtes en carton. Auparavant elles l’étaient dans des pochettes en coton cousues main et imprimées.

Je propose une taille de gravure, en fonction de la taille de la maison, mais aussi en fonction du niveau de détails souhaités. Si les maisons sont souhaitées plus petites, forcément le niveau de détail sera plus réduit. L’aspect plus simple. Ce travail est discuté avec mes clients le long du processus de création de leur tampon. J’aime aussi beaucoup intégrer l’environnement végétal de la maison, en effet cela fait partie du cadre et j’imagine aussi que cela rajoute aux souvenirs autour du lieu. Un chemin qui part sur le côté, un arbre ou un buisson important derrière lequel une cachette se trouve, contient l’affect qui fait partie de ces réalisations. C’est un peu de l’âme familiale qui est gravée dans la gomme de ces maisons.

Pour cette maison, j’ai du reconstituer l’ensemble à partir d’une multitude de prises de vues, pour la partie droite, puis gauche de la maison. Elle était encore plus grande, le choix a été fait de ne prendre qu’une partie symétrique sur le centre du bâtiment.

 

Une maison en croquis et le résultat gravé imprimé. Le dessin ne rend pas ensuite la travail d’équilibre entre les parties gravées et les parties encrées. En effet j’essaie toujours de trouver un équilibre. Parfois celui-ci m’est imposé par les volets clairs, ou les toits en ardoises. Je ne travaille jamais les photos par logiciel pour avoir le rendu en traits, je réalise le croquis à la main, même si le dessin n’est pas exactement représentatif des détails de la maison, il faut savoir que l’oeil (et le cerveau) vont faire le travail de visualisation de reconnaissance de la maison. Ce qui importe c’est qu’on la reconnaisse tout en ayant un résultat typique des gravures. Enfin, c’est ce que je réalise dans ce travail, car c’est ce qui me plaît et c’est le résultat que je propose.

 

Une autre maison en pierres sèches apparentes, les traits fins sur la façade les représentent, il n’est pas possible de graver des formes de pierres les unes à côté des autres, l’aspect global du résultat serait trop chargé. Cette maison avait un très joli toit de tuiles.

Le croquis au crayon est reporté sur la gomme avant d’être gravé.

 

 

 

Pour cette maison (qui est un superbe gîte de France à Quimper en Bretagne), j’ai également rajouté de la végétation, anticipant la croissance de buissons de hortensias qui avaient été plantés devant la maison. Il est effectivement possible de dessiner des végétaux à venir.

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Un voyage oriental

J’avais envie de réaliser des gravures aux détails un peu plus fins que ce qui est possible sur du lino, avec en tête des motifs orientaux. Mes références pour ce travail étaient les motifs peints sur les porcelaines de la compagnie des Indes du 18-19è siècles. Mélange de motifs de paysages et formes géométriques. J’ai donc dessiné plusieurs modèles de motif pour les réaliser en gravure monochrome bleue. J’avais en stock depuis des mois un lot de 10 plaques de gomme fine.

L’expérience de gravure sur ces plaques de la marque ESSDEE, fut plutôt musclée. En effet j’avais acheté ce lot il y a pas mal de temps, et je ne les avais jamais utilisées. D’ailleurs c’est Mélanie qui m’a donné leur nom et effectivement j’ai retrouvé mon achat c’était bien ça.

La Bonne nouvelle j’ai retrouvé leur nom, la mauvaise nouvelle il m’en reste 9.

Bon j’exagère un peu, mais je pensais que ces plaques se rapprocheraient de grandes plaques de gommes à tampon. En fait non. Premier coup de gouge, et la dureté du matériau m’a vraiment surprise. J’ai donc commencé par affûter mes gouges. Pour qu’elles soient bien coupantes, et je me suis lancée dans la gravure. Au bout de 3 heures, je n’avais pas fait la moitié et j’avais les épaules en compote. Ne voulant pas renoncer, j’ai terminé la gravure, mais clairement la gravure au cutter n’est pas possible dans cette matière, quasi tout a été fait à la gouge, mais le résultat en vaut la peine. J’ai obtenu la finesse de gravure que je souhaitais.

J’ai utilisé des encres à l’huile et des feuilles fine de papier japonais (90 g) pour l’impression. J’ai essayé à la presse mais le résultat le plus réussi reste au baren, une belle impression à la main délicate pour que l’encre soit bien absorbée sur le papier, c’était un vrai plaisir d’imprimer ce motif. J’ai testé du coup une couleur supplémentaire, un bleu sombre qui densifie le motif. Les deux résultats sont bien différents.

La gravure est en boutique, et disponible pour le moment en 10 exemplaires en bleu et 5 en bleu sombre.

J’ai donc d’autres motifs à faire, je réutiliserai les mêmes plaques (il faut bien utiliser le stock) mais je crois que je vais attendre un peu…

Le motif reporté sur la gomme, à ce moment là j’avais hâte de commencer…

L’encre sur la plaque

 

Quand le baren (ici en feuilles de bambou séchées, mais celui en bois et plastique fonctionne bien aussi) est passé sur la feuille, on voit apparaître le motif en transparence, le papier japonais est assez fin cela renforce l’élégance du motif. Comme les papiers utilisés pour les estampes japonaises.

 

 

 

Encré en bleu nuit

 

 

Un exemple d’assiette aux motifs orientaux de la compagnie des Indes, j’aime beaucoup l’alternance de formes géométriques et de formes végétales / détails de paysages.

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Les jolies commandes : Un tampon pour une grainothèque

A Marcq-en-Barœul, il y a une belle médiathèque, qui fait également grainothèque. Le principe étant de proposer des graines à semer, en prêt d’une année sur l’autre. Les personnes qui prennent les graines s’engagent à retourner des graines après une année de végétation.

La demande pour la grainothèque, était de réaliser un tampon pour les sachets de graines, qui entre dans le format des sachets réalisés en origami, pour une feuille de 18×18 cm. Comportant le nom de la grainothèque, le logo et 3 lignes pour écrire la variété des graines, le nom de l’emprunteur et la date de l’emprunt.

C’était un challenge de faire ceci, tout en gardant un ensemble harmonieux qui ne fasse pas figé.

Je souhaitais qu’apparaissent des motifs de fleurs et légumes/fruits. Après de nombreux essais, le résultat comprend l’ensemble des contraintes tout en gardant un ensemble cohérent et élégant. Les lignes supérieures sont pour les variétés et le nom, celle qui forme la base du trapèze est pour la date, tout en étant bien intégrées au motif. Un challenge réussi pour une très chouette commande comme je les aime.

 

J’ai coupé le bois de préhension du tampon aux dimensions du sachet de papier, pour faciliter l’impression

Le tampon est envoyé dans une boîte en carton recyclé de couleur accompagné d’un encreur, d’une gomme nettoyante et de conseils d’entretiens.

 

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Retour de l’atelier gravure de tampons chez Paillette à Angers

Vendredi soir, j’ai animé un atelier de gravure de tampons, chez Lucie, dans sa boutique Paillette à Angers. Dois-je parler du lieu ? J’adore l’ambiance de cette boutique, enfin des ses boutiques, car depuis l’an dernier en mai, Lucie a 2 boutiques, une dédiée à l’univers des enfants, l’autre pour les plus grands, mais les deux sont fabuleuses. Il y a un espace spécialement adapté pour des ateliers c’est donc dans cet espace que l’atelier s’est déroulé.

J’avais 9 participantes, qui ont été vraiment géniales, on a passé une soirée créative, studieuse dans la bonne humeur, bien sûr ce n’est pas sans l’accueil convivial de Lucie, et de l’ambiance des lieux.

Comme vous le savez maintenant, chaque atelier a sa thématique différente. Cet atelier étant proche de la St Valentin, j’avais crée des motifs spéciaux pour les utiliser dans ce cadre. J’avais en toile de fond les anciennes cartes désuètes que les amoureux (ou amis) s’offraient à la St valentin. Les tampons que nous avons réalisés étaient donc des motifs floraux ou décoratifs typiques des cartes anciennes, répartis par niveaux de difficulté croissants.

La réalisation de l’atelier était une carte avec motif central vintage pré-imprimé, les tampons réalisés lors de l’atelier étaient utilisés en mode décoratif pour la réalisation de cette carte fleurie. Avec également la pochette en coton à imprimer pour ranger en partant les petits trésors réalisés durant l’atelier (les jolis tampons). Nous avons gravé comme toujours avec les gommes japonaises Hinodewashi, avec qui je suis en partenariat pour mes ateliers de gravure de tampons. Les gommes permettent de travailler avec un matériel de qualité, le résultat de l’atelier s’en ressent, il y a du plaisir à graver avec un résultat assez vite gratifiant.

En images, cette chouette soirée. D’autres ateliers seront programmés cette année, n’hésitez pas à vous tenir au courant en me suivant via les différents réseaux sociaux que j’alimente (Instagram, Facebook), ou la newsletter du blog (voir colonne de droite dans le blog). Bonne journée.

Elle est pas fantastique cette boutique ?

 

 

 

 

 

 

 

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Les tampons issus d’une collaboration maison

Dans la maison, il y a deux ateliers séparés avec des univers distincts et plutôt différents. Le mien et celui de mon conjoint, l’illustrateur Fred Sochard. On travaille souvent côté à côté, en échangeant, partageant. Moi plutôt à l’aise avec les couleurs, lui plus adepte de sobriété.

Il aura fallu une commande particulière pour que l’opportunité d’une collaboration se fasse autour des tampons. En effet on m’a demandé de réalisé une série de tampons à colorier autour des animaux de la savane, et je suis moins douée en animaux qu’en végétaux, disons même que ce n’est pas mon univers de prédilection. Mais c’est celui de Fred et du coup en lui parlant, l’idée de cette collaboration est venue naturellement.

Il a donc réalisé l’ensemble des dessins des animaux, en cherchant un trait simple mais pas trop bébé pour que le tampon soit adapté à un âge multiple. C’est ainsi que ces tampons ont vu le jour, une dizaine d’animaux pour le moment, d’autres pourront rejoindre cette ménagerie.

Vous pouvez les commandez en boutique, avec un délai de réalisation, et une présentation en coffret selon le nombre choisi.

Un cadeau original et précieux pour un objet intemporel, ces tampons ravivent nos souvenirs d’école, et font la joie des enfants. La petite fille qui a reçu cette boîte s’en donne à cœur joie !

 

Illustrations et travail réalisé par Fred

 

Illustrations dans ce livre (avec 3 autres illustrateurs(trices).

 

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Des coings et de la patience

Cet automne, on m’a donné des coings et je n’ai pas hésité longtemps pour avoir envie de faire des pâtes de coings. Quand j’étais petite, nous avions des pâtes de coings assez souvent, ma grand mère avait des vergers avec pas mal de cognassiers. Ma mère faisait des gelées et des pâtes de coings. A la maison, il y a peu d’amateurs pour les gelées, j’ai donc entièrement utilisé ces fruits pour en faire des pâtes.

J’ai utilisé une recette trouvée sur Internet. J’ai simplement frotté les fruits avant des les laver et les couper en morceaux. J’ai récupéré les pépins (qui contiennent la pectine, utile pour que la pâte durcisse) que j’ai enfermés dans une mousseline de coton. Puis j’ai fait cuire ces morceaux dans un sirop avec les pépins (j’ai mis le sucre au pif).

Une fois cuits, les coings sont passés au chinois. On met ensuite dans une bassine, la quantité égale de sucre et de purée de fruits avec la pectine récupérée en pressant la mousseline qui contient les pépins. J’ai bien raclé avec un couteau toute la pectine sur la mousseline pressée. J’étais un peu dubitative quant à l’effet gélifiant de cette pectine pour toute les pâtes de coings, mais c’était parfait.

Ensuite le plus long, la cuisson sans cesser de tourner jusqu’à faire sécher la pâte qui obtient une belle couleur cuivrée. Sans cesser de tourner pendant presque 1h30 pour ma part, en évitant les éclaboussures brûlantes. Mais cette étape fastidieuse est récompensée par une belle pâte, que j’ai étalée dans un cadre en inox sans fond de 2 cm de haut, posé sur une surface plane (un plateau est idéal pour pouvoir le bouger). Il faut laisser sécher en fonction de votre goût pour les pâtes de fruits, si vous les aimez tendres au bout de 3 semaines elles se dégustent, si vous les aimez plus fermes comme moi, alors il faut patienter presque 1 mois et demi pour les découper, et les enrober de sucre cristallisé. Si vos pâtes de fruit suent c’est que vous n’avez pas assez séché la pâte lors de la cuisson.

C’était un petit cadeau idéal pour les fêtes, et bien sûr je n’ai pu m’empêcher de personnaliser les boîtes en carton, avec des tampons gravés à la main. J’aimerais tester des pâtes de fruits avec d’autres fruits (framboises, cassis,…) c’était bien amusant à réaliser.

En images

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Encore des petits oiseaux

Et oui, j’ai récidivé. Cet automne dans mon jardin les capucines envahissaient les tomates. J’en avais planté l’année passée et forcément comme je les laisse venir en graine, elles se resèment un peu au hasard pour les années suivantes. Un jour un rouge-gorge s’est envolé presque devant moi, il s’était posé entre les plantes et les fleurs, et cette petite tache rouge m’a interpellé et est venue m’inspirer pour cette petite gravure. Intitulée « Dans les capucines ».

Une linogravure multi-plaque, 5 couleurs pour ce petit rouge-gorge camouflé dans les fleurs. Toujours pour cette série d’oiseaux un graphisme épuré. Je redessine jusqu’à ce que les formes soient simples mais néanmoins identifiables.

 

La première plaque encrée prête à accueillir la feuille et passer sous la presse

 

 

Troisième couleur, et troisième plaque

 

4ème plaque un peu de couleur foncée pour révéler les précédentes.

 

L’ensemble des plaques, qui doivent faire la même taille, et surtout être bien positionnées à l’impression pour ne pas avoir trop de décalages, même si les gravures supportent un léger décalage ce qui peut parfois faire leur charme.

 

Avec les grandes feuilles des capucines.

La prochaine gravure de la série est déjà dans ma tête, toujours inspirée de ce que je vois autour de moi, en l’occurrence étant partisane de ne pas tailler mon lilas, j’ai pu voir les oiseaux se régaler des graines des fleurs de lilas, ce sera l’objet de la prochaine gravure « oiseaux ». J’espère très vite…

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Débuter l’année avec des nouvelles gravures

D’abord je vous souhaite à tous et toutes qui me suivez via le blog une très bonne année à venir. Qu’elle vous soit douce et heureuse, et même joyeuse avec vos proches et dans la réalisation de vos projets.

Pour ma part, je débute cette année avec quelques petites résolutions, dont celle d’alimenter un peu plus le blog. Il est vrai qu’avec Instagram la tentation de publier uniquement des photos est grande, mais je trouve que le blog est aussi un moyen de conserver la trace de mes réalisations en plus de m’adresser directement à vous en papotant autour de mon processus créatif et des mes créations. C’est moins instantané mais c’est aussi parfois bien de prendre son temps pour dire les choses.

Avant, il y a bien longtemps 🙂 aux débuts du blog je publiais pas mal, dans diverses catégories. Cela donnait plus de vie au blog. On nous dit « le blog est mort » mais finalement c’est le seul endroit où l’on garde trace des choses, avec le classement par catégorie. Donc non, le blog n’est pas mort, et j’ai décidé de le faire vivre un peu plus cette année. Bon en fonction évidemment de ce que je pourrais faire. Mais j’ai fait beaucoup de choses qui ne gardent pas trace. Je vais donc publier aussi des articles sur des choses que vous avez peut-être vues ailleurs sur IG. mais j’aime l’idée de compiler mes réalisations. Ça m’oblige aussi à faire des efforts de photos, et ça c’est aussi un plaisir et une résolution pour moi d’avoir mon appareil photo un peu plus en main.

Durant les vacances d’hiver j’ai réaménagé mon atelier, enfin la pièce d’atelier où je grave et où je travaille sur l’ordinateur. J’ai encore toute ma grande pièce de travail avec ma presse à réaménager, c’est prévu pour cette année. cela me donne une belle énergie pour créer tous ces changements, je les partagerai ici avec vous.

Dans les autres bonnes résolutions, il y a aussi plus de tampons, plus de gravures. J’imagine que si je reprends mes résolutions de l’an dernier, je dois avoir la même chose, tant pis, c’est toujours signe d’envie, et que l’envie soit présente est en soi un très bon signe non ? Je réaliserai des séries thématiques de tampons en boutique, et je vais refaire des tampons dans les motifs déjà faits les années précédentes, en retravaillant leur graphismes.

Je débute donc l’année avec le détail d’une nouvelle gravure de la série art déco. Vous pourrez voir les autres gravure de cette série via ce lien (CLIC). J’avais en projet de continuer cette série en explorant les motifs et les couleurs. Je m’y remets. Je garde la technique de réduction, c’est à dire une plaque unique pour l’ensemble des impressions. Je grave couleur après couleur pour obtenir le résultat final. Voici donc la gravure « Jardin persan ». Si vous vous souvenez, ces gravures au départ s’inspiraient de graphismes des packaging des parfums et cosmétiques des années 20. J’avais décidé de leur donner des noms en rapport avec ces univers. Désormais après avoir exploré de long en large ces graphismes, je suis un peu en roue libre et les motifs arrivent au gré de l’inspiration.

Place aux images…

 

La première couleur qui forme le fond, en commençant toujours par la couleur la plus claire

 

Puis je grave les parties qui resteront roses après le passage de la couleur plus foncée.

 

La presse me facilite quand même le travail d’impression, j’ai gagné un peu de temps, comparé aux impressions que je réalisais à la cuillère pour les précédentes gravures de cette série.

 

Après le passage de la dernière encre couleur or, le motif est enfin mis en valeur. La dernière encre est une encre à l’huile qui a mis plusieurs jours à sécher. Les encres de couleurs sont à l’eau avec un rendu plus mat qui met en valeur l’encre or.

 

 

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Une nouvelle série de gravures : Les oiseaux

Je reviens vers le blog, afin de vous parler de cette nouvelle série de gravures que j’ai commencé à réaliser. J’ai évidemment toujours plusieurs projets en tête, j’hésitais à poursuivre sur ma lancée des thèmes folkloriques, art populaire, avec une belle planche d’ex-votos, ou de figurines russes ou japonaises, et puis l’hiver arrivant, l’envie de graver des thématiques végétales fleuries colorées était plus présente. Cela fait un moment que je songe à introduire des animaux, oiseaux, insectes dans mes gravures. Je les ai exploré pas mal en tampons, mais je ne trouvais pas encore la voie pour m’approprier cette thématique. J’ai commencé des gravures florales, travaillées un peu à la façon des compositions des canevas vintage. Les « Anémones et crocus » et « Marguerites et crocus ». Une autre est en cours, mais j’ai choisi de faire les différentes couleurs à l’huile et le temps de séchage entre chaque couleur est de presque 10-15 jours ! Donc je m’arme de patience pour les terminer. J’ai pensé donc que la façon de traiter la composition de ces tapisseries était assez intéressante, et que je pouvais faire des croquis de compositions avec des oiseaux.

Vous le savez peut-être j’aime beaucoup l’idée de série, de contrainte thématique. cela me donne une voie, un début, une fin, hum parfois cela peut être infini quand les idées arrivent.

Je suis donc partie sur les saisons. Je ne cherche pas à représenter telle ou telle sorte d’oiseaux. Cela m’importe peu, je ne cherche pas le dessin réaliste. J’aime travailler à partir de gamme colorée, et rechercher avec cette gamme une composition graphique qui peut mettre en valeur les couleurs. Bon oui, quand même les saisons, cela impose un minimum de réalisme, mais évidemment, je vais plutôt chercher cela du côté des végétaux, cela me parle plus forcément. Et même, je connais plus c’est sûr.

J’ai voulu aussi travailler différemment des gravures en réduction. Je me suis lancée dans la gravure de plaque successive, comme les estampes. Et 5 couleurs maximum. Cela laisse quand même une porte de travail large. C’est ainsi que sont nées les trois premières gravures de cette future série.

L’hiver : Je voulais des couleurs chaudes, faisant penser à Noël, forcément, les baies s’imposaient. L’oiseau a donc été dessiné avec ces couleurs de base. Des petites touches de bleu pâle pour esquisser de la neige. Et j’avais une composition de saison.

Le printemps : Au départ je ne pensais faire qu’une gravure de cette saison. Et puis j’ai pensé au bouleau en fleur. Ces grappes vert pâle (presque jaune) avec des petites feuilles vertes me faisait envie. Mais j’avais aussi forcément l’image des cerisiers en fleurs. Je n’ai donc pas voulu trancher et j’ai fait les deux ! Je regarde quelques vraies photographies d’oiseaux pour les postures. Je ne cherche pas à reproduire des canevas – tapisseries existantes. Je crée la composition moi même, à partir d’une idée, d’une envie de couleurs. Et je me lance.

Mon travail d’impression est quand même simplifié depuis que j’ai ma presse. Cela me permet de me lancer plus facilement. Mais les gravures de plaques, les impressions successives font des journées denses. J’ai donc décidé de reprendre après les fêtes les gravures. J’ai d’ailleurs envie de faire encore des gravures dans la série « Art déco » depuis l’an dernier, des envies différentes, des nouvelles couleurs me donnent envie de poursuivre.

Les gravures sont toutes en boutique, avec une petite offre sympa, de prix pour l’achat de 2 gravures de la série oiseaux. Pour offrir ou se faire plaisir.

En photo, l’ensemble du processus.

Première plaque, le fond, avec creusé, uniquement les emplacements des couleurs vives (rose et jaune) afin de ne pas ternir ces couleurs. Je ne l’ai pas fait pour les autres gravures, cela ne se justifiait pas, mais pour un jaune, il vaut mieux l’avoir sur blanc, sinon il est terne.

deuxième plaque : le jaune.

troisième plaque : les fleurs roses. Les étoiles jaunes sont légèrement plus grandes que les espaces roses, pour recouvrir parfaitement la surface jaune.

La plaque n°4

La dernière couleur, qui met en valeur toute la composition précédente. Elle termine le dessin. Je cherche longtemps mes compositions de couleurs. En général, une fois les couleurs choisies, je ne change pas beaucoup en cours de processus. En même temps, ma composition de dessin est également réalisée en ayant les couleurs en tête, si je voulais des plumes oranges pour l’oiseau, je ne pourrais pas avoir les feuilles de l’arbre orange. Donc le changement est limité !! ici au départ je pensais faire une branche gris foncé vert. Et puis le bleu s’est imposé au dernier moment. Je ne regrette pas.

 

Mes plaques une fois les couleurs passées.

Un moment que j’adore, quand les feuilles sèchent sur le fil 🙂

Tadaam le joli résultat.

En détail, les photos de loin, ne rendent pas hommage à l’effet graphique d’une gravure.

La gravure « printemps » avec les oiseaux sur une branche de bouleau en fleurs. Pour cette gravure, je voulais du contraste avec du jaune vif légèrement vert, et du mauve pâle. Le orangé fait écho aux couleurs et apporte une touche chaude.

La gravure « Hiver » A part le rouge, les autres couleurs sont froides. Jaune pâle des journées de soleil, où il a du mal à réchauffer l’atmosphère, bleu pâle neigeux. vert foncé des aiguilles de pin, survivantes / persistantes sur les arbres. Au départ j’avais dessiné quand même des petites feuilles, pensant aux feuilles des haies (sorbier, houx,etc). Et puis au dernier moment, j’ai changé pour des aiguilles, en version sobre, simples, efficace. De plus en plus j’aime aller vers la simplicité des formes, tout en essayant de garder l’efficacité du graphisme. Un exercice délicat mais qui me plaît beaucoup.

Voilà, fin de cet article « gravure », je vous dis à bientôt…

Les tampons « à colorier » utilisés en ateliers lors de l’exposition « Les esprits l’or et le chaman »

Cet été j’avais réalisé des tampons illustrant des plantes de la forêt tropicale pour le Musée d’histoire de Nantes, où avait lieu une magnifique exposition de plus de 200 objets en or, des société pré-hispaniques colombiennes. Exposition fascinante sur les rites des chamans dans lesquels ces objets prenaient place.

Le temps de cette expo, des ateliers pour les enfants étaient proposés. Ils y réalisaient des petits montages papier, avec un « jaguar » doré en papier (repris d’un objet en or symbolisant le jaguar présent dans l’expo), à coller sur une feuille sur laquelle, ils utilisaient les tampons qu’ils coloriaient ensuite.

Je vous propose une sélection de photos afin de vous montrer l’utilisation de ces tampons. C’est toujours chouette de voir l’utilisation des tampons que je réalise lors de ce type de commande.

L’exposition a lieu au Château de Nantes (où il y a une autre expo d’estampes japonaises sur le thème des Ronins, également superbe).

Pour rappel les tampons que j’avais réalisé, il y a les 3 strates de la forêt tropicale représentées, les grands arbres, les fougères arborescentes et les plantes de sol, elles ne sont qu’en contours, pour être coloriées par les enfants

Coloriages…

 

 

 

 

 

 

Installation du jaguar en or dans la forêt

 

Merci Dominique, pour les photos des ateliers !

Photo de l’expo prise sur le site du musée © Bernard Renoux