Une nouvelle série de gravures : Les oiseaux

Je reviens vers le blog, afin de vous parler de cette nouvelle série de gravures que j’ai commencé à réaliser. J’ai évidemment toujours plusieurs projets en tête, j’hésitais à poursuivre sur ma lancée des thèmes folkloriques, art populaire, avec une belle planche d’ex-votos, ou de figurines russes ou japonaises, et puis l’hiver arrivant, l’envie de graver des thématiques végétales fleuries colorées était plus présente. Cela fait un moment que je songe à introduire des animaux, oiseaux, insectes dans mes gravures. Je les ai exploré pas mal en tampons, mais je ne trouvais pas encore la voie pour m’approprier cette thématique. J’ai commencé des gravures florales, travaillées un peu à la façon des compositions des canevas vintage. Les « Anémones et crocus » et « Marguerites et crocus ». Une autre est en cours, mais j’ai choisi de faire les différentes couleurs à l’huile et le temps de séchage entre chaque couleur est de presque 10-15 jours ! Donc je m’arme de patience pour les terminer. J’ai pensé donc que la façon de traiter la composition de ces tapisseries était assez intéressante, et que je pouvais faire des croquis de compositions avec des oiseaux.

Vous le savez peut-être j’aime beaucoup l’idée de série, de contrainte thématique. cela me donne une voie, un début, une fin, hum parfois cela peut être infini quand les idées arrivent.

Je suis donc partie sur les saisons. Je ne cherche pas à représenter telle ou telle sorte d’oiseaux. Cela m’importe peu, je ne cherche pas le dessin réaliste. J’aime travailler à partir de gamme colorée, et rechercher avec cette gamme une composition graphique qui peut mettre en valeur les couleurs. Bon oui, quand même les saisons, cela impose un minimum de réalisme, mais évidemment, je vais plutôt chercher cela du côté des végétaux, cela me parle plus forcément. Et même, je connais plus c’est sûr.

J’ai voulu aussi travailler différemment des gravures en réduction. Je me suis lancée dans la gravure de plaque successive, comme les estampes. Et 5 couleurs maximum. Cela laisse quand même une porte de travail large. C’est ainsi que sont nées les trois premières gravures de cette future série.

L’hiver : Je voulais des couleurs chaudes, faisant penser à Noël, forcément, les baies s’imposaient. L’oiseau a donc été dessiné avec ces couleurs de base. Des petites touches de bleu pâle pour esquisser de la neige. Et j’avais une composition de saison.

Le printemps : Au départ je ne pensais faire qu’une gravure de cette saison. Et puis j’ai pensé au bouleau en fleur. Ces grappes vert pâle (presque jaune) avec des petites feuilles vertes me faisait envie. Mais j’avais aussi forcément l’image des cerisiers en fleurs. Je n’ai donc pas voulu trancher et j’ai fait les deux ! Je regarde quelques vraies photographies d’oiseaux pour les postures. Je ne cherche pas à reproduire des canevas – tapisseries existantes. Je crée la composition moi même, à partir d’une idée, d’une envie de couleurs. Et je me lance.

Mon travail d’impression est quand même simplifié depuis que j’ai ma presse. Cela me permet de me lancer plus facilement. Mais les gravures de plaques, les impressions successives font des journées denses. J’ai donc décidé de reprendre après les fêtes les gravures. J’ai d’ailleurs envie de faire encore des gravures dans la série « Art déco » depuis l’an dernier, des envies différentes, des nouvelles couleurs me donnent envie de poursuivre.

Les gravures sont toutes en boutique, avec une petite offre sympa, de prix pour l’achat de 2 gravures de la série oiseaux. Pour offrir ou se faire plaisir.

En photo, l’ensemble du processus.

Première plaque, le fond, avec creusé, uniquement les emplacements des couleurs vives (rose et jaune) afin de ne pas ternir ces couleurs. Je ne l’ai pas fait pour les autres gravures, cela ne se justifiait pas, mais pour un jaune, il vaut mieux l’avoir sur blanc, sinon il est terne.

deuxième plaque : le jaune.

troisième plaque : les fleurs roses. Les étoiles jaunes sont légèrement plus grandes que les espaces roses, pour recouvrir parfaitement la surface jaune.

La plaque n°4

La dernière couleur, qui met en valeur toute la composition précédente. Elle termine le dessin. Je cherche longtemps mes compositions de couleurs. En général, une fois les couleurs choisies, je ne change pas beaucoup en cours de processus. En même temps, ma composition de dessin est également réalisée en ayant les couleurs en tête, si je voulais des plumes oranges pour l’oiseau, je ne pourrais pas avoir les feuilles de l’arbre orange. Donc le changement est limité !! ici au départ je pensais faire une branche gris foncé vert. Et puis le bleu s’est imposé au dernier moment. Je ne regrette pas.

 

Mes plaques une fois les couleurs passées.

Un moment que j’adore, quand les feuilles sèchent sur le fil 🙂

Tadaam le joli résultat.

En détail, les photos de loin, ne rendent pas hommage à l’effet graphique d’une gravure.

La gravure « printemps » avec les oiseaux sur une branche de bouleau en fleurs. Pour cette gravure, je voulais du contraste avec du jaune vif légèrement vert, et du mauve pâle. Le orangé fait écho aux couleurs et apporte une touche chaude.

La gravure « Hiver » A part le rouge, les autres couleurs sont froides. Jaune pâle des journées de soleil, où il a du mal à réchauffer l’atmosphère, bleu pâle neigeux. vert foncé des aiguilles de pin, survivantes / persistantes sur les arbres. Au départ j’avais dessiné quand même des petites feuilles, pensant aux feuilles des haies (sorbier, houx,etc). Et puis au dernier moment, j’ai changé pour des aiguilles, en version sobre, simples, efficace. De plus en plus j’aime aller vers la simplicité des formes, tout en essayant de garder l’efficacité du graphisme. Un exercice délicat mais qui me plaît beaucoup.

Voilà, fin de cet article « gravure », je vous dis à bientôt…

Les tampons « à colorier » utilisés en ateliers lors de l’exposition « Les esprits l’or et le chaman »

Cet été j’avais réalisé des tampons illustrant des plantes de la forêt tropicale pour le Musée d’histoire de Nantes, où avait lieu une magnifique exposition de plus de 200 objets en or, des société pré-hispaniques colombiennes. Exposition fascinante sur les rites des chamans dans lesquels ces objets prenaient place.

Le temps de cette expo, des ateliers pour les enfants étaient proposés. Ils y réalisaient des petits montages papier, avec un « jaguar » doré en papier (repris d’un objet en or symbolisant le jaguar présent dans l’expo), à coller sur une feuille sur laquelle, ils utilisaient les tampons qu’ils coloriaient ensuite.

Je vous propose une sélection de photos afin de vous montrer l’utilisation de ces tampons. C’est toujours chouette de voir l’utilisation des tampons que je réalise lors de ce type de commande.

L’exposition a lieu au Château de Nantes (où il y a une autre expo d’estampes japonaises sur le thème des Ronins, également superbe).

Pour rappel les tampons que j’avais réalisé, il y a les 3 strates de la forêt tropicale représentées, les grands arbres, les fougères arborescentes et les plantes de sol, elles ne sont qu’en contours, pour être coloriées par les enfants

Coloriages…

 

 

 

 

 

 

Installation du jaguar en or dans la forêt

 

Merci Dominique, pour les photos des ateliers !

Photo de l’expo prise sur le site du musée © Bernard Renoux

 

Une année à tomates

Cette année, j’étais décidée à ne pas rater mes plantations de tomates. Notre jardin est tout petit, la maison étant grande avec pleins d’espaces ateliers, située en ville, forcément les espaces extérieurs en ont pâtit. Il n’est pas très bien situé (nord / nord-est, à l’arrière des ateliers, l’avantage c’est que j’ai une vue sur le jardin) et ne reçoit pas un grand soleil toute la journée. II a tendance à rester humide quand il a plu, l’hiver il devient très humide bref, des conditions qui ne sont pas idéales pour y planter des tomates. Et pourtant c’est la seule plantation que je trouve réellement intéressante dans un jardin. Je ne sais pas si vous êtes d’accord, mais les autres légumes d’été n’ont pas une aussi grande différence de saveur entre ceux que l’on achète sur le marché et ceux dans notre jardin (courgettes par exemple). Et les prix des tomates aux variétés anciennes reste quand même plus cher, alors que le kilo de courgette en pleine saison baisse pas mal.

Dans mon « autre » travail, j’ai parfois l’occasion de travailler avec l’institut de l’agriculture biologique, et je connais bien un des experts, qui a (comme moi) une double activité, mais liée à ses compétences d’ingénieur agronome (alors que moi je fais le grand écart entre activité scientifique et artistique). Il est auteur de livres autour du jardin, des cultures, du sol, il a un superbe et immense jardin dans le sud de la France qu’il utilise pour ses livres chez Terre Vivante… Il a écrit entre autres un livre sur la culture de tomates. J’ai donc suivi scrupuleusement tous ses conseils. J’ai notamment paillé mes tomates en deux fois, je suis allée chercher de la paille chez un agriculteur bio de ma commune (trouvé sur les pages jaunes). Je crois que c’était vraiment le truc en plus. Je n’ai jamais arrosé mes tomates cette année, et elles n’ont pas été malades du tout.

Ma récolte a été beaucoup plus importante que les autres années, j’avais planté une 15 aine de plants de plusieurs variétés (un collègue m’avait donné les jeunes plants). Du coup, j’ai eu envie d’aller plus loin pour l’année prochaine et de faire moi même mes semences. J’ai récolté les graines dans des tomates mûres et réalisé des jolis sachets pour les ranger avec un tampon étiquette / tomate. J’espère arriver à les faire germer, j’aimerais aussi mettre plus de plants et des variétés encore différentes. J’ai adoré la variété « green zebra », quand elle est bien mûre, la tomate est légèrement acidulée mais avec beaucoup de goût. J’ai du mal à convaincre mon plus jeune fils d’aimer les tomates, je lui ai fait goûter une variété « ananas » (jaune et sucrée achetée dans le commerce), et l’an prochain j’ai l’intention d’en planter avec d’autres variétés très douces et sucrées comme « striped german » « oxheart striped » ou « coyote ». Blaise m’a envoyé des graines à tester, après lui avoir demandé des conseils de variétés.

J’ai fait pour l’occasion un tampon pour faire de jolis sachets de graines. Les sachets ont été chinés, je n’en ai pas beaucoup. Mais si vous le souhaitez je peux faire des lots de 8 sachets en kraft. Contactez moi si cela vous intéresse. J’envisage d’en mettre en boutique mais je manque de temps pour le faire rapidement.

 

 

 

Pour enlever facilement le mucilage autour des graines, il faut les faire tremper quelques jours dans de l’eau, jusqu’à apparition d’un fil blanchâtre, sans aller jusqu’à laisser pourrir, ce film, signe de début de décomposition de la matière végétale. Ensuite on verse ce mélange dans un bol avec un rajout d’eau, battage au fouet et rinçage à grande eau dans un chinois à maille fine, les graines sont prête à être séchées sur un morceau de papier absorbant.

 

 

 

 

Une gravure inspirée de l’art populaire russe

Dans le tour des pays et des beautés de l’art populaire, il y a les jouets Dymkovo, figurines en argiles de la ville de Dymkovo en Russie, qui me tentaient beaucoup.

J’ai donc dessiné ces figurines en simplifiant le trait pour les agencer sur une grande plaque de lino A3. Comme pour l’arbre de vie mexicain, seuls les contours ont été gravés puis encrés et imprimés avec la presse, les couleurs ont été rajoutée ensuite après séchage, avec des tampons en gomme de formes rondes de différentes tailles.

J’ai fait des tests avec de la gouache dans les figurines, j’ai utilisé une encre à l’huile pour qu’elle ne se dilue pas à l’eau, mais je n’ai pas trop aimé le rendu, je ne vous montre donc que le résultat avec les tampons en trois couleurs vives.

La gravure est disponible en boutique. J’ai prévu de réaliser aussi des tampons à partir des formes dessinées, dès que je trouve un peu de temps…

A bientôt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prochain atelier gravure de tampons à Paris JUNKU

Hello, je vous propose à nouveau plusieurs sessions d’ateliers de gravure de tampons à Paris avec HINODEWASHI, dans la librairie japonaise JUNKU à la fin de ce mois, les vendredi 27 et samedi 28 octobre. Quelques jours avant Halloween, j’ai trouvé intéressant d’utiliser cette date comme thématique de l’atelier. Bien entendu, Halloween n’est pas une fête japonaise, mais au japon, l’univers des fantômes et des esprits est très présent dans la culture. Ils sont issus des contes et légendes traditionnels et on les appelle les « Yôkai ».

Ils sont représentés dans de très anciennes estampes, jusqu’aux mangas et films d’aujourd’hui. Les Pokemons en dérivent, ainsi que pas mal de personnages dans les films de Miyasaki.

Je vous en parlerai un peu lors de l’atelier, c’est assez amusant, comme ils sont présents un peu partout et j’imagine encore même dans la jeune culture. Le Japon est beaucoup moins fermé que notre culture pour tout cet univers fantastique et onirique. C’est une facette de ce pays qui me plaît beaucoup.

Je propose à nouveau 2 sessions d’atelier, initiation et perfectionnement. Attention, en perfectionnement, on attaque aussi la gravure de gommes au cutter de précision. La fois précédente, certaines participantes lors de l’atelier perfectionnement n’y avaient jamais touché, ce n’est pas insurmontable, mais c’est à savoir.

Si vous vous inscrivez et que vous doutez de venir, sachez qu’il y a chaque fois une liste d’attente de personnes qui aimeraient être prévenues de désistements au moins 2-3 jours à l’avance pour s’organiser. Et lors de chaque session, l’atelier n’était pas rempli au grand dam de ces personnes en liste d’attente ! Merci de votre attention à bien être sûrs d’être présent(e)s si vous vous inscrivez, sauf cas exceptionnel (cause familiale ou autre impossible à prévoir le jour même).

Les modalités d’inscriptions sont dans l’affiche ci-dessous, si vous passez par ici, et que vous vous inscrivez à la librairie, pourriez vous me l’indiquer par mail ensuite ? Je pourrais faire une petite enquête sur les pratiques de gravure au préalable, merci 🙂

 

 

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Avant / Après, le relooking de mon enfilade vintage

Enfin, oui 4 ans après avoir acheté ce meuble années 60, cette belle enfilade vintage je me suis attelée à sa rénovation et relooking. J’avais acheté le meuble sur le bon coin, pour un prix vraiment dérisoire. Il y avait des petites zones où le placage se défaisait. J’ai recollé et bouché avec un peu de pâte à bois, l’idée était de peindre sur ces parties. Le bois avait été ciré et le jour où nous avions été le chercher il pleuvait beaucoup, de fines taches blanches étaient restées en souvenir… J’ai poncé toutes les parties et verni avec un vernis mat profond transparent pour garder le côté brut du bois.

J’ai réfléchi longtemps aux couleurs et formes à peindre, il y a beaucoup d’exemples sur Pinterest, mais aucune ne me plaisait. J’avais envie d’une touche de doré et du bleu. En début d’année, à fond dans les motifs art déco j’avais l’idée de motifs art déco et puis je me suis dit que ça n’irait pas avec le style de la pièce, où se côtoient des styles divers, art tribal, africain, polynésien, aborigène, des tableaux divers et colorés. j’ai fait beaucoup d’essais couleurs, des bleus turquoise (trop fade), des verts (trop de vert dans la maison), des rouges (trop vif), bleu foncé (pas assez flashy)…

Je voulais aussi laisser apparentes les zones de placages en biais, je trouve qu’elles font l’originalité du meuble. Bref peu à peu l’idée de jouer sur les lignes en biais, avec des triangles m’est apparue comme la bonne idée. Le temps de la laisser encore murir quelques mois pour être sûre qu’elle serait la bonne (hum c’est la bonne excuse pour avoir attendu autant). J’ai fait quelques essais de couleurs et formes sur photoshop à partir d’une photo du meuble et le projet était prêt à démarrer. J’ai cherché durant des mois des poignées rectangulaires dorées, je voulais ça et rien d’autre ! J’ai fini par en acheter des argentées que j’ai peintes moi-même avec une laque spécial métal.

Voici le résultat des différentes étapes, ça valait la peine d’attendre, j’adore mon meuble, il a ce côté art-déco, en même temps moderne avec les formes et le bleu vif. Les formes triangulaires font écho aux objets ethniques.

 

 

 

 

 

 

 

 

En résumé l’avant / après de cette rénovation – relooking

La jungle tropicale en tampons pour le musée de Nantes

Dans les très belles commandes de ces derniers temps, j’ai eu la chance de travailler avec le musée d’histoire de Nantes. Durant tout l’été une exposition intitulée « Les esprits l’or et le chaman » est présentée au château des Ducs de Bretagne. L’exposition présente plus de 220 objets en or fascinants, issus des collections du prestigieux Musée de l’Or de Colombie, et montre comment les sociétés précolombiennes (1000 av. JC – 1500 ap. JC) ont envisagé la mort et le destin des âmes. L’exposition éclaire sur le rôle essentiel joué par le Chaman : un intermédiaire entre les hommes et la nature et qui, métamorphosé en animal, « vole » vers l’au-delà. Elle livre ainsi une réflexion universelle sur le thème de la transformation et de l’identité. (j’ai recopié le pitch de l’expo)

Lors de cette exposition très riche en symboles, les enfants peuvent réaliser des ateliers. C’est dans le cadre de ces ateliers que j’ai réalisé une 20aine de tampons, sur le thème de la jungle tropicale colombienne. Ces tampons serviront pour faire des paysages de forêt tropicale à colorier. Les participants de l’atelier, placeront les tampons avant de les colorier et d’installer le jaguar symbolique dans cette forêt. Le thème du chaman, de la métamorphose sont ainsi traités de façon ludique dans les ateliers.

J’ai d’abord travaillé à chercher les végétaux représentatifs de la forêt tropicale humide, caractérisée par 3 strates végétales. J’ai retrouvé le plaisir de mes cours de biologie forestière durant cette phase de recherche 🙂

Ensuite à partir de dessins réalisés de façon synthétique (de sorte d’avoir un contour à colorier), j’ai déterminé des choix de tampons. Des grands arbres pour ceux de la canopée, ensuite la strate inférieure avec les grandes fougères arborescentes, palmiers, et enfin les végétaux de sols, avec leurs larges feuilles pour absorber le maximum de lumière, car il fait bien sombre et humide au cœur de cette forêt mystérieuse. Les fleurs sont également très présentes, les orchidées, balisiers, et la fleur de rafflésia, fleur la plus grande au monde, magnifique rouge, rouge-brun unique. Tous ces tampons peuvent être utilisés en mélange pour s’amuser à construire un beau paysage.

Les tampons sont présentés dans une boîte en bois, décorée et vernie. Je devrais recevoir des photos des ateliers, et j’ai également très envie de visiter cette magnifique exposition, je vous en reparlerai sûrement cet été.

 

 

 

 

 

Quelques exemples de compositions à tamponner pour colorier ensuite

L’exposition

Petit bonus, j’ai également réalisé les emblèmes du musée lors de cette commande, emblèmes de Anne de Bretagne avec le symbole de l’hermine, et de Louis XII avec le porc-épic comme symbole.

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Des impressions textiles pour réaliser de jolis torchons en coton

Cette semaine, j’ai enfin trouvé le temps de réaliser des torchons en coton imprimés de motifs colorés. J’en avais déjà réalisé pour un marché de créateurs au mois de mars, ils étaient vite partis, mais je n’avais pas trouvé le temps d’en refaire pour la boutique. C’est chose faite. J’ai utilisé à nouveau de beaux draps anciens en coton assez épais de belle qualité. Ils sont bien blanc et ont une tenue parfaite pour essuyer des verres ou de la vaisselle. L’ancienneté du coton lui donne une tenue parfaite.

Les impressions sont réalisées avec des encres non toxiques, qui ont été fixées à chaud et peuvent même tenir des lavages à haute température, j’ai testé pour vous. J’utilise mes torchons depuis longtemps, ils ne bougent pas.

Ils sont disponibles en boutique, attention le stock n’est pas immense et je ne pense pas pouvoir en refaire avant un moment.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mix de tampons et de linogravure pour ma nouvelle création

Explorant les différents arts populaires folkloriques du monde, on ne peut pas passer à côté des magnifiques céramiques mexicaines représentant les arbres de vie. J’avais dans un coin de mon esprit l’envie de me mettre à la réalisation de ce projet en gravure, mais le challenge des couleurs multiples spécifiques de cet art populaire me freinait pas mal pour réaliser cette complexité en gravure. J’ai donc laissé cela de côté tout en y réfléchissant régulièrement. La dernière gravure des figurines Hariko avait nécessité 4 plaques à graver différentes, et le travail ne m’arrêterait pas si je n’avais pas que 2-3 jours à l’atelier pour créer par semaine.

J’aime avoir des projets multiples en tête, ils se déposent tranquillement dans le fil de mes idées, ils déterminent mes recherches durant parfois des semaines ou mois, et je laisse décanter tout cela avant de laisser l’ébauche d’un projet plus concret et plus personnel arriver jusqu’à moi. L’idée s’est finalement concrétisée ce week-end, d’un coup j’avais l’envie de ne faire qu’une plaque de gravure et d’y ajouter la couleur avec des tampons à l’intérieur d’un motif principal. J’ai gravé les formes dans de la gomme japonaise Hinodewashi, comme elle est épaisse je n’ai pas eu besoin de monter les gommes sur le bois.

Avant de vous montrer les différentes étapes de cette nouvelle gravure, j’ai envie de vous parler un tout petit peu de ce qu’est l’arbre de vie, de partager mes références d’inspiration. J’aime aussi expliquer un peu les choses, je ne m’étends pas trop, mais je trouve toujours intéressant d’accompagner une image de son histoire. C’est d’ailleurs pour cela que l’art populaire me plait autant, car il raconte des histoires et des gens.

L’arbre de vie dans l’art populaire mexicain, c’est un chandelier en poterie qui symbolise le plus souvent l’arbre de vie biblique avec Adam et Eve ainsi que le serpent tentateur. Il est plus ou moins orné de personnages, le pilier représente souvent l’archange Gabriel. Mais dans l’histoire du Mexique, on retrouve également des céramiques Olmèques (ou autres cultures pré colombiennes) représentant des arbres portant des oiseaux. Les différentes branches symbolisent les points cardinaux, et les oiseaux les âmes descendant vers la terre lors de la création du monde. C’est donc une histoire culturelle et historique riche qui porte la représentation de l’arbre de vie dans l’art populaire mexicain. Durant de longues décennies, chaque couple recevait un arbre de vie lors de son mariage, cela devait leur assurer chance, prospérité et fertilité.

L’art populaire évoluant avec la société, aujourd’hui la représentation de l’arbre de vie a considérablement évolué, les arbres se sont transformés peu à peu, perdant parfois les symboles religieux ou cosmogoniques pour devenir des objets décoratifs voire artistiques.

Je n’ai donc pas souhaité symboliser de religion mais plutôt une forme simple folklorique dans ma version de l’arbre de vie. Il porte des figurines de femmes des oiseaux des fleurs et des feuilles, mais la forme est bien représentative des céramiques populaires. En dessous des photos des phases de réalisations de la gravure, vous trouverez des images de céramiques réalisées par des artistes populaires connus au Mexique que j’aime particulièrement et qui font partie de mes coups de cœur.

Je vous montre si vous ne l’avez pas déjà vu sur Instagram, le petit croquis à l’origine de ce projet esquissé vite fait un matin quand je me suis levée avec cette idée fixe de faire ce projet dans les jours suivants.

 

La grande plaque de lino (environ 29 x 35 cm) où le dessin final bien retravaillé entre temps a été reporté à l’envers avec un calque et du papier « carbone » rouge, qui a l’avantage de ne pas bouger ni baver au cours des phases de gravure, quand la main passe beaucoup dessus.

 

Petit à petit, le dessin à imprimer se révèle de la plaque de lino, tous les détails sont enlevés, et reportés sur du calque pour être gravés sur de la gomme en vue des motifs complémentaires à imprimer en couleur.

 

 

 

Premier essai de couleur, en vrai c’est un rouge brique un peu plus foncé au séchage. J’ai également imprimé en bleu. J’avais montré le résultat sur une petite vidéo story sur instagram. L’avantage de ce procédé c’est que je vais pouvoir faire d’autres associations de couleurs. J’aime beaucoup celle-ci mais elle manque un peu de contraste à mon goût.

 

Les tampons à imprimer sur le motif sec

 

Le résultat final ! Prochains essais avec des tampons aux couleurs vertes et bleues

 

Voici des merveilles : les céramiques d’Aurelio Flores (1901-1987), célèbre pour ses premières réalisations d’arbres de vie en céramique aussi complexes dans les années 20 à Izùcar de Matamoros connue pour sa tradition de céramiques au Mexique. Ses créations et son art sont célèbres, il fut le pionnier et maître de l’art populaire des arbres de vie. J’aime beaucoup la naïveté des personnages et des motifs ainsi que les couleurs utilisées.

 

Son fils Francisco Flores a appris dès l’âge de 10 ans dans l’atelier de son père. Une hutte d’argile. Il continue la tradition et fait également de superbes créations, dans le même style naïf populaire que son père (c’est sublime).

le prix de ces merveilles est hélas hors budget ! En attendant je crée à ma façon des versions en gravure 🙂

 

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Inspiration japonaise pour des nouveaux tampons gravés à la main

La semaine dernière, je vous montrais mes tirages de linogravures à 4 plaques, sur le thème des figurines de papier-mâché (Hariko) japonaises. A partir de ces petites figurines en linogravure, j’ai réalisé une petite série de tampons.

Ces tampons sont en boutique, et représentent les petites figurines porte-bonheur japonaises. La tête de lion (shishi gashira), la carpe koi, le petit chien (inu hariko), le tigre (hariko no tora), le cheval (miharu goma). Ces tampons sont en petite série mais quand le stock est vendu, vous pouvez quand même les commander, il sera précisé que c’est « sur commande » et je regraverai dans un délai de quelques jours les motifs souhaités.

Je vous souhaite une très belle journée.

 

 

 

 

 

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