Des coings et de la patience

Cet automne, on m’a donné des coings et je n’ai pas hésité longtemps pour avoir envie de faire des pâtes de coings. Quand j’étais petite, nous avions des pâtes de coings assez souvent, ma grand mère avait des vergers avec pas mal de cognassiers. Ma mère faisait des gelées et des pâtes de coings. A la maison, il y a peu d’amateurs pour les gelées, j’ai donc entièrement utilisé ces fruits pour en faire des pâtes.

J’ai utilisé une recette trouvée sur Internet. J’ai simplement frotté les fruits avant des les laver et les couper en morceaux. J’ai récupéré les pépins (qui contiennent la pectine, utile pour que la pâte durcisse) que j’ai enfermés dans une mousseline de coton. Puis j’ai fait cuire ces morceaux dans un sirop avec les pépins (j’ai mis le sucre au pif).

Une fois cuits, les coings sont passés au chinois. On met ensuite dans une bassine, la quantité égale de sucre et de purée de fruits avec la pectine récupérée en pressant la mousseline qui contient les pépins. J’ai bien raclé avec un couteau toute la pectine sur la mousseline pressée. J’étais un peu dubitative quant à l’effet gélifiant de cette pectine pour toute les pâtes de coings, mais c’était parfait.

Ensuite le plus long, la cuisson sans cesser de tourner jusqu’à faire sécher la pâte qui obtient une belle couleur cuivrée. Sans cesser de tourner pendant presque 1h30 pour ma part, en évitant les éclaboussures brûlantes. Mais cette étape fastidieuse est récompensée par une belle pâte, que j’ai étalée dans un cadre en inox sans fond de 2 cm de haut, posé sur une surface plane (un plateau est idéal pour pouvoir le bouger). Il faut laisser sécher en fonction de votre goût pour les pâtes de fruits, si vous les aimez tendres au bout de 3 semaines elles se dégustent, si vous les aimez plus fermes comme moi, alors il faut patienter presque 1 mois et demi pour les découper, et les enrober de sucre cristallisé. Si vos pâtes de fruit suent c’est que vous n’avez pas assez séché la pâte lors de la cuisson.

C’était un petit cadeau idéal pour les fêtes, et bien sûr je n’ai pu m’empêcher de personnaliser les boîtes en carton, avec des tampons gravés à la main. J’aimerais tester des pâtes de fruits avec d’autres fruits (framboises, cassis,…) c’était bien amusant à réaliser.

En images

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5 réponses sur “Des coings et de la patience”

  1. la petite verrière

    De la patience, beaucoup de patience…La pâte de coing est un classique très apprécié chez nous, heureusement car c’est du travail !
    Tes photos de mise en scène sont splendides, ton dessin de coing réaliste avec une grande sobriété, ce bleu foncé sur le carton rend à merveille. Et tu dois régaler les tiens, Bravo Fabienne ! Bises.

  2. CLAIRE

    C’est un beau cadeau au double sens du terme ….
    D’abord, le soin que tu as pris à décorer la boîte … toujours génial !
    Ensuite, le temps, la patience, le mal (aïe, ça brûle !), la persévérance, et donc, tout l’amour que tu as mis dans cette préparation.
    Si tu en fait aussi avec d’autres fruits, je suis partante pour essayer, car je trouve ça extra de faire soi-même ses pâtes de fruits. Ce doit être un vrai régal.
    Merci pour tout le temps que tu as dû passer à rédiger cet article avec ces photos détaillées.
    Bises gourmandes.

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