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Petit couvercle en mosaïque

J’ai réussi à trouver par-ci, par-là, quelques heures, enfin une bonne dizaine à dire vrai, pour faire une petite mosaïque au centre de la boîte en bois chinée il y a quelques semaines. Ne me demandez pas où j’ai trouvé le temps, si vous aviez vu mes panières de linge à repasser, vous auriez compris… Aheum.

Voici la boîte avant :

J’ai collé les tesselles à la pâte à bois, je pensais faire un mortier ensuite dessus une fois posées, mais au final, les tesselles sont tellement jointes les unes contre les autres que j’ai laissé ainsi, ça n’aurait pas fait propre de faire cela après. La mosaïque est solide et comme la boîte restera à l’intérieur, je ne pense pas que ça craigne quoi que ce soit. La prochaine fois je pense que je ferai le motif sur papier kraft en technique inversée, sur un gabarit rond du diamètre de la boite, puis je scellerai au mortier une fois renversé sur le support. Je ne suis pas encore très rodée sur les techniques.

Ci-dessous les pâtes de verre de Orsoni et Albertini utilisées.

J’ai voulu faire un motif inspiration (je dis bien inspiration hein) art nouveau. Mais j’avais juste omis que l’art nouveau qui est tout en courbes et déliés, signifie un travail de folie pour recréer cela en petits morceaux de pâte de verre d’environ 5 mm de côté. C’est à peu près la taille de chaque petite tesselle.

Séchage du vernis.

En situation :

J’ai mis quelques uns de mes bijoux à l’intérieur. J’en ai, on va dire, plutôt pas mal et un peu partout. Il me faudrait là aussi faire du tri, mais c’est super difficile.

Boucles d’oreilles, bagues et broches…

Juste pour ceux qui se demanderaient pourquoi la mosaïque n’est pas plane, c’est la difficulté le propre des mosaïques avec les pâtes de verre de Venise, contrairement aux émaux, qui ont déjà une épaisseur régulière.

C’est possible, mais il aurait fallu plusieurs choses dont je ne dispose pas. D’abord que je coupe chaque tesselle à la marteline au carbure de tungstène et je n’ai pas encore acquis cet outil. J’ai une marteline pour le marbre, moins précise.  Je coupe avec une pince zag-zag d’excellente qualité qui me permet de couper super facilement les tesselles. Puis, que les morceaux soient plus gros, dès qu’ils deviennent plus petits, ce n’est quasi pas possible. Et enfin, il est possible aussi de tricher réguler les angles et coins avec une petite meuleuse, outil idéal pour faire des tesselles hyper régulières, mais dont le prix pour une activité de loisir, ne me permet pas de l’envisager. J’ai l’air de me justifier, mais en fait pas du tout, car en plus j’adore ce côté inégal.

Ci-dessous, deux créations d’un artiste que j’aime beaucoup : Verdiano Marzi. Réalisés avec des pâtes de verre de Venise (entre autres), on voit bien le côté un peu brut des tesselles mises côte à côte. Je préfère en fait cet effet, aux mosaïques en émaux régulières avec les joints en mortier apparents.

Petit poisson #2

Voilà, le petit poisson a été refait, collé sur une simple plaque de bois légèrement lasurée. Il n’est pas tout à fait à l’identique, j’ai inséré un peu de pâte de verre pour la touche de couleur, je ne sais pas encore où l’installer ni si je vais mettre un cadre (peut être coller des morceaux de bois flotté ?), peut être dans la salle de bain, en tous les cas, je suis plutôt contente du résultat 🙂

 

 

Pendant le travail, j’ai d’abord posé les morceaux sur du papier pour situer à peu près la taille définitive.

Lande in progress

Voici le travail de mosaïque en cours

L’idée de départ vient des landes à Callunes ou bruyères des bords océaniques, qui mélangent des tons de vert de mauve comme la photo suivante. Ceci est une base d’inspiration, je n’envisage pas autant de mauve, mais plus de vert et de courbes.

 

Les matériaux :
– des tesselles de marbre vert clair et vert foncé
– des pâtes de verre
– des argiles feuilletées vertes (sortes d’ardoises vertes)
– des cristaux de calcite verte

je pensais utiliser des bois flottés trouvés sur la plage, mais après essais, ce n’était pas concluant, je n’en ai donc pas inclus.

 

Le cadre fait 40 cm x 40 cm
J’en suis à une bonne dizaines d’heures de travail environ, je suppose qu’il me faudra à ce stade encore autant de travail. Je n’en ai pas la disponibilité pour le moment, je vous montre cependant le travail en cours.

Sous les bouleaux

Et voilà une de mes premières mosaïques contemporaines (entendre non figuratives hum)

D’abord, la préparation du support, ici une récupération d’un cadre à dessous de plat trouvé ainsi sans carrelage initialement prévu je suppose. Ça m’arrange : les montants en bois remontent légèrement et vont marquer ainsi les délimitations des tesselles de mosaïque.
Des petits clous à demi enfoncés, puis recourbés au marteau, une couche de mortier (colle à carrelage) passée dessus pour aplanir la surface.

Les matériaux :
– Pâtes de verre Albertini, et Orsoni vues précédemment. Pâtes de verre, style émaux de Briare avec filets de doré inclus.
– Morceaux de laitiers (résidus de la fabrication d’acier, dans les hauts fourneaux). Ces « cailloux » ont été trouvés sur un site de friches dans l’Est de la France où se trouvaient des hauts fourneaux de la sidérurgie, il y a plus de 50 ans. Ces morceaux sont des résidus de la fonte des minerais contenant beaucoup de silice (d’où l’aspect de verre). La fonte d’acier à haute température était séparée de ces résidus, qui étaient considérés comme des déchets.
– Écorces de bouleau (Le bouleau pousse sur les friches « industrielles » ce qui explique le choix de cet arbre dans la mosaïque. L’idée est de garder la thématique couleurs / arbres / matériaux, pour obtenir une unité dans la réalisation de ce projet.
– la Pierre est un calcaire mat.

En cours de réalisation

Et terminée : Dimension 34 cm x 24 cm

Une fois bien sèche, chaque matériau reçoit une finition adaptée. Les morceaux de calcaire (stuc) sont badigeonnés de blanc d’œuf (sans faire mousser). Les écorces sont vernies avec un vernis mat.

Petits cubes et pâtes de verre

Voilà, le tranchet a été installé dans le billot, et j’ai commencé à tailler des tesselles (petits carrés) de marbre.

La pâte de verre pour mosaïque peut avoir différentes origines. En France Albertini fait une pâte de verre d’excellente qualité en plaques de 8 x 8 cm, que l’on découpe ensuite.

J’aime aussi utiliser les pâtes de verre de Venise Orsoni, dont la couleur est plus opaque, dense, parfois même mate. Elles ne donnent pas du tout le même aspect une fois posées.
C’est déjà un régal pour les yeux ces petits morceaux colorés, vous ne trouvez pas ?
Voilà, le prochain article sera pour la création que j’ai en cours.
A Suivre … 🙂