Linogravure botanique : Coquelicots

Après le bleuets, forcément, le coquelicot s’imposait, dans la série des fleurs des champs. le coquelicot est une fleur délicate toute en nuance, éphémère qui ne peut pas se cueillir.

J’ai du graver plusieurs plaques de rouge pour donner de la profondeur aux pétales. Ce n’était pas évident de représenter la multitude de pétales fins comme de la soie. Le fond est bleu nuit pour intensifier le rouge, ces jolis coquelicots réalisés en 7 plaques, se balancent doucement dans la nuit. Les tirages sont réalisés toujours sur papier japonais artisanal awagami en fibres de bambou.


Un jour en conduisant, entre Angers et Poitiers je suis tombée sur des immenses champs de coquelicots, c’était magique. Je me suis arrêtée et j’ai marché au milieu des fleurs qui se balançaient au gré du vent.

Les 7 plaques de lino avant d’être gravées, le dessin est reproduit au millimètre près, pour que les formes se rejoignent parfaitement quand chaque feuille de papier est posée, sur les plaques, une après l’autre. Il ne faut pas de décalage pour arriver au motif final. Les linogravures à plusieurs plaques sont plus délicates que les gravures en réduction, où l’on est sûr que le motif est calé sur la précédente couleur. Si le report d’un dessin est décalé de plus de 0.5 mm c’est raté.

Les tiges semblent grossières et épaisses, c’est parce qu’ici la couleur foncée du fond, passera en dernier, et camouflera les bords.

Article précédent

Article suivant

Poster le commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *